Bernard de Montréal

Richard Glenn

La solitude (1ère partie)


Richard Glenn :
Bernard de Montréal, rencontre du début du mois d’octobre 1983, le thème : la solitude.
On dit qu’on naît seul et qu’on meurt seul, la solitude Bernard doit-elle être perçue comme un mal sur le plan de l’évolution, même si on sait qu’on est en période d’involution ou doit-elle être perçue comme un bien ? Est-ce que tout d’abord la solitude ça existe ?

Bernard De Montréal :
La solitude d’abord ça fait partie de la condition humaine, ça fait partie de la condition de certains humains, et la solitude c’est une condition qui n’est pas nécessaire, qui n’est pas bonne, et qui existe parce qu’il y a chez l’être humain, des manques, ce qui crée la solitude c’est une pauvreté dans l’esprit quelque part, un manque de richesse quelque part dans l’esprit, causé par certains blocages, soit d’ordre émotif ou soit d’ordre simplement psychologique mental. La solitude ce n’est pas bon parce que l’être humain, l’être humain sur le plan matériel, c’est à dire l’esprit dans la matière, ou l’esprit en dehors de la matière, doit continuellement au cours de l’évolution convenir avec d’autres esprits dans la matière ou en dehors de la matière, donc la communication c’est fondamental dans le cosmos, c’est fondamental la communication, et là où il y a communication il n’y a plus de solitude.

Maintenant dans le phénomène de la solitude, dans ce qu’on appelle la solitude, il y a différents aspects, il y a des gens qui peuvent être seuls dans leur esprit mais ne pas sentir la solitude. Il y a des gens qui peuvent être dans le public et sentir la solitude, il y a des gens qui sont dans une ville comme New York et qui sentent la solitude, donc la solitude ce n’est pas nécessairement quelque chose de physique dans ce sens que ce n’est pas parce qu’une personne est en contact avec des êtres humains qu’il n’y aura pas de solitude, la solitude prend son origine dans l’état d’esprit de l’être humain, et pour que l’être humain dépasse la solitude il faut qu’il y ait en lui certains ingrédients. Un de ces ingrédients c’est la capacité de communiquer, un deuxième c’est la capacité d’aimer l’être humain, il y a des êtres qui n’aiment pas les êtres humains, ils n’aiment pas les êtres humains parce qu’ils ne s’aiment pas eux-mêmes, pour aimer l’être humain il faut s’aimer soi-même, donc ces êtres-là peuvent vivre la solitude, et un autre ingrédient dans la solitude c’est la tristesse de l’esprit, il y a des êtres humains qui vivent une sorte de tristesse dans l’esprit, tristesse qui naît d’un manque d’énergie émotive, qui naît d’un manque de créativité à travers l’énergie émotionnelle, ça crée une tristesse, et les êtres qui vivent la tristesse dans l’esprit ont des êtres seuls qui ne peuvent pas apporter dans le monde autour d’eux facilement de la joie, donc un être qui est victime de la solitude c’est un être qui n’est pas capable d’apporter facilement de la joie.

Maintenant dans la solitude il y a une autre chose, il y a un autre… pas un aspect, mais il y a une autre dimension. Un être qui est très, très conscient par exemple est un être solitaire, il n’est pas solitaire dans son esprit, il est solitaire dans son intelligence, alors, il est solitaire dans son intelligence parce que son intelligence présuppose une condition d’entendement vis-à-vis de la vie, sa vie personnelle, la vie du monde, la vie de la planète, la vie de l’évolution, donc il est solitaire dans son intelligence mais il n’est pas un être victime de la solitude sur le plan humain, donc un être qui est solitaire dans son intelligence, va être capable lorsqu'il descend de sa montagne, de rencontrer des gens dans la vallée, et de s’entretenir avec eux et ainsi il va briser sa condition et ensuite il va revenir peut être plus tard à sa montagne, pour confronter encore plus loin, d’une façon plus vaste, les mystères de la vie et ainsi de suite, selon sa vibration, selon son intelligence, selon sa capacité personnelle évolutive de traiter avec des problèmes d’ordre évolutif que seul lui en tant qu’être, peut traiter et ensuite il va redescendre de sa montagne et il va aller retrouver ses amis. Ça c’est un aspect de la solitude.

Sur le plan humain, sur le plan de la société d’aujourd’hui, plus la société se fragmente, plus la société devient inhumaine, plus elle devient aliénée, plus l’être humain souffre de solitude parce que tous les êtres humains dans cette société au fur et à mesure qu’elle se fragmente, perdent leur conscience, ils astralisent leur conscience, donc ils s’éloignent du but fondamentale de la Vie sur un plan matériel, celui de construire avec des humains qui ont un esprit, une intelligence, un amour et une volonté parallèles, donc la société d’aujourd’hui tend à créer et à imposer des conditions qui font en sorte que l’être humain moderne, surtout dans les grands centres devienne de plus en plus seul et automatiquement cet humain, devient de plus en plus malheureux et il crée autour de lui de moins ne moins de joie et ça se communique.

Donc aujourd’hui l’être humain moderne est plus seul qu’il l’était il y a 20 ans, 40 ans, 50 ans, et ça c’est très dangereux, par ce que la société est incapable de donner à l’être humain ce dont il a besoin pour survivre psychiquement, la société est capable de donner à l’être humain ce dont il a besoin pour survire matériellement, mais non pas psychiquement et si l’être humain n’est pas capable de survivre psychiquement, quels que soient les aspects de la matérialité ou de l’abondance de matériel qu’il a, ces aspects-là ne pourront jamais convenir à son esprit à moins qu’il soit très, très matérialiste, et même là, parce que la vie peut facilement à un certain moment lui enlever ces choses-là, le stop market peut manquer de tomber par exemple, donc l’être humain moderne est arrivé à un point où il doit résoudre le problème de la solitude, il y a seulement une façon de résoudre le problème de la solitude, c’est que l’être humain doit en arriver à balancer (équilibrer) les forces négatives et les forces positives en lui.

L’être humain c’est un être qui est fait de négativité et de positivité, pas dans le sens moral du terme, dans le sens simplement énergétique, comme dans une batterie, dans une batterie vous avez un pôle négatif, vous avez un pôle positif, il y a un échange qui crée une énergie, l’être humain c’est la même chose, il possède de l’énergie négative dans le corps astral, pas négative moralement mais négative au niveau de la polarité, et il possède de l’énergie positive dans le corps mental et la synthèse de ces deux énergies doit être faite mais elle ne peut être faite parfaitement que par un autre corps en lui, qu’on appelle la Conscience Supramentale, l’Intelligence Pure, donc chez l’être humain l’émotion contient une énergie négative, la partie animale de l’être humain, le mental inférieur contient une énergie positive, et la Conscience Supramentale fait la synthèse des deux, et aujourd’hui il se produit que l’être humain moderne n’étant pas encore supramental, étant assiégé dans l’émotion et étant abasourdi dans l’intellect, est arrivé à un point où il n’est plus capable de faire la synthèse de l’énergie positive et négative en lui, donc il vit le désarroi psychologique qui l’amène éventuellement à la solitude.

La solitude c’est très dangereux parce que ce n’est pas nécessaire, ce n’est pas sain et ça ne fait pas partie de la vie, ça fait partie de la mort, et il y a beaucoup de gens qui vivent la solitude, non pas parce qu’ils ne pourraient pas vivre autrement, mais parce qu’ils ont des conditions psychologiques tellement déformées que l’énergie de leur conscience interne ne peut pas, ou n’a pas suffisamment de forces pour créer la balance entre l’énergie positive en eux et l’énergie négative en eux, ils n’ont pas cette capacité de vivre leur vie au niveau de leur conscience réelle, ils ne vivent leur vie qu’au niveau des impressions qui sont créées dans leur vie, donc s’ils perdent leur job, s’ils perdent telle chose dans la vie, l’émotion entre en jeu, l’énergie positive devient très forte ou sur le plan mental ils sont en désarroi, donc l’énergie… Je disais donc l’énergie positive dans le sens du mental, l’énergie négative dans le sens de l’émotion, ces deux énergies-là étant débalancées, il se crée chez ces gens-là un déséquilibre qui, si ça va trop loin si ça n’est pas réétabli créera une solitude.

Le phénomène de la solitude c’est un phénomène d’énergies, ce n’est pas seulement un phénomène psychologique, le phénomène psychologique c’est simplement l’observation, l’analyse, la compréhension mentale de l’état émotif, un être qui est mental, qui est mental dans le mental supérieur ne peut pas vivre la solitude parce qu’il est conscient, c’est à dire qu’il est bien avec lui-même, mais si un être n’est pas bien avec lui-même, il ne pourra pas être bien avec les autres, et s’il n’est pas bien avec lui-même il aura peut-être l’impression d’être bien avec les autres tant … oui, aussi longtemps que les autres l’aideront ou lui donneront l’impression d’un support, mais si cela donne que les autres autour de lui, lui enlèvent le support, il deviendra un être assujetti à sa propre condition, donc éventuellement il vivra la solitude.
La solitude c’est un état d’esprit qui se corrige, c’est-à-dire que c’est un état d’esprit qui requiert la compréhension des Lois de l’être humain, c’est-à-dire que l’être humain doit comprendre les lois de son émotion, des lois de son mental inférieur pour en arriver éventuellement si cela fait partie de son évolution, de comprendre les Lois du mental supérieur qui régissent les aspects négatifs et positifs de sa polarité, à ce moment-là il sort de cette solitude.

Il y a un phénomène chez l’être inconscient qui est Universel, l’être inconscient, tous les êtres inconscients, vivent ce que j’appelle ou ce que je pourrais appeler, une condition existentielle assujettie à l’environnement, donc tous les êtres de la Terre, vivent une condition de vie qui est assujettie à ce qui se passe autour d’eux, si l’économie va bien, ça va bien, si la religion va bien, ça va bien, si l’économie va mal, ça va mal, si la religion va mal, ça va mal, si la politique va bien ça va bien, si la politique va mal, ça va mal, dans différents aspects selon leurs liaisons avec les différents systèmes de la conscience humaine, et ça c’est très dangereux et c’est d’ailleurs ce qui sera dépassé dans la nouvelle race en l’évolution.

L’être humain qui vit dans une société doit bénéficier de ce que la société au large produit mais il ne doit jamais être victime du processus de socialisation, c’est-à-dire que l’être humain ne doit jamais être victime des conditions sociales pour son état interne, l’être humain doit être bien dans sa peau quoiqu’il se passe dans le monde, si ça va bien dans le monde c’est plus facile pour lui d’être bien dans sa peau, si ça va mal dans le monde il devra quand même être bien dans sa peau parce qu’être bien dans sa peau c’est la seule condition absolue de la conscience humaine, tout le reste est relatif !

Donc si l’être humain n’est pas capable d’être absolu dans sa conscience, il ne peut pas être bien dans sa peau, donc selon les conditions extérieures, selon la fragmentation psychologique de la société, il subira les conditions planétaires de la civilisation, et dans le cas où nous sommes aujourd’hui à la fin du 20ème siècle, surtout dans les grandes nations, dans les grands peuples, dans les grandes cités, dans les grands systèmes, l’être humain est devenu victime de lui-même, parce qu’il n’a pas réalisé l’importance de ne pas être capable d’être seul, l’être humain doit en arriver dans la vie à ne pas être capable d’être seul, à ne pas être capable de se sentir seul, un être humain qui moindrement se sent seul ou sent de la solitude c’est un être humain qui manque de créativité, c’est un être humain en manque, ou il y a un manque dans l’intelligence et dans la volonté.

Qu’il y ait chez l’être humain pendant une certaine période, une certaine solitude, c’est normal parce qu’il y a des ajustements dans la vie, il y a des raccordements, il y a des crises, c’est normal mais si l’être humain n’est pas capable éventuellement de dépasser les crises de la vie qui créent la solitude, c’est qu’il manque en lui de la volonté, il manque en lui de l’intelligence, et s’il manque en lui ces deux aspects de sa conscience universelle, à ce moment-là il est obligé de vivre sa vie d’une façon conditionnelle, c’est-à-dire d’une façon planétaire, et c’est ce que fait l’être humain moderne.

Donc la solitude c’est un tableau contre lequel l’esprit de l’être humain est incapable de peindre sa réalité, l’esprit n’a plus de pouvoir parce qu’il n’y a plus suffisamment de lumière c’est-à-dire d’intelligence ou de volonté dans l’esprit, et s’il n’y pas ces principes fondamentaux de la conscience supérieure de l’être humain ou de la conscience universelle de l’être humain il est évident que la solitude devient un bain dans lequel il trempe et qu’il peut tremper pendant des années, et il peut rationaliser sa solitude il y a des gens qui facilement rationalisent leur solitude et ils n’ont jamais raison, il y a des gens par exemple qui ont l’occasion, qui auraient l’occasion de répondre à un téléphone et de dire : - bon, on vous invite à aller cinéma et ils ne voudront pas aller au cinéma, parce qu’ils ne veulent pas déranger, ils ne veulent pas imposer ou ils sont gênés, autrement dit il y a toujours des attitudes, des mécanismes psychologique dans l’être humain qui crée la solitude, la solitude elle est causée par l’individu lui-même, elle n’est pas prescrite par les forces cosmiques en lui, elle est le résultat d’une incapacité créative de trancher les questions de la vie, c’est à dire d’éliminer dans la vie, ce qui crée cette condition humaine.

Donc l’être humain qui vit et qui souffre de solitude, souffre de solitude par sa propre faute, et il en souffrira tant qu’il n’aura pas compris la nécessité de détruire en lui la forme qui crée la solitude, parce qu’il y a toujours une forme qui crée une solitude, que ce soit la gêne ou que ce soit ci ou que ce soit ça, il y a toujours une forme, et s’il n’arrive pas un jour à détruire la forme qui le paralyse et qui crée la solitude, il demeurera solitaire, il sera malheureux et il ne pourra pas créer de joie autour de lui, donc il ne pourra pas vivre de joie réfléchie en lui, et ce sera un être qui aura très peu sur le plan matériel à vivre, il ne pourra pas comprendre la terre, il ne pourra pas voir la beauté de la terre, il sera simplement un être de plus en plus affecté par les conditions extérieures, donc il vivra une vie relative, et s’il vit une vie relative il perdra contact avec lui-même petit à petit, et éventuellement si cela va trop loin, il tombera dans des états sombres de l’esprit, qui pourront même l’amener, si les conditions relatives extérieures sont trop pressantes, à un déséquilibre émotionnel et mental qui l’amèneront éventuellement à l’insanité ou à l’aliénation mentale.

Donc la solitude c’est un tunnel qui est très long et c’est un tunnel qui peut mener jusqu’à la folie, si ça va trop loin, dans les cas où la pression extérieure, si l’être humain vit, si l’être humain sent ou se sent seul mais qu’il y a suffisamment d’équilibre autour de lui ça peut aller, mais si les conditions relatives dans sa société s’effondrent, si cela va de plus en plus mal, si la pression psychologique, psycho sociale, psycho collective devient trop grande, il ne pourra plus prendre la solitude, parce qu’un être humain doit parler avec un être humain pour comprendre la vie, un être humain ne peut pas simplement penser, on ne peut pas comprendre la vie en pensant, on la comprend en parlant, en pensant on réfléchit sur la vie, mais il ne faut pas réfléchir sur la vie, il faut créer dans la vie, donc si l’être humain n’a pas d’ami avec qui parler, s’il n’a pas d’ami avec qui il peut échanger sur une même longueur d’onde, il est évident que si la société atteint un cycle d’involution qui est final ou qui arrive vers une finalité, il vivra cette solitude d’une façon très, très pesante, et si ça va trop mal il ira jusqu’au bout du tunnel et éventuellement pourra aller jusqu’à la folie.

Richard Glenn :
Outre cette solitude qui semble négative, et une solitude dont la personne souffre de solitude, n’y a-t-il pas des solitudes apaisantes, calmantes, puisqu’on disait tantôt : on meurt seul, de toutes façons on arrivera à la mort, seul.

Bernard De Montréal :
Bon, vous dites qu’on meurt seul, quand vous dites qu’on meurt seul c’est vrai, évidemment on meurt seul, si je meurs, ce n’est pas vous qui mourrez, c’est moi, bon, on meurt seul, c’est évident ! Mais ce n’est pas totalement véritable ce que vous dites, parce qu’il y a des gens qui meurent et qui dans les derniers moments de la mort, autrement dit là où les corps se divisent, il y a une prise de conscience entre ces êtres-là et d’autres êtres qui vivent sur des plans invisibles et qui viennent les chercher. Donc vous avez des gens par exemple qui vont mourir, qui vont mourir d’une belle mort comme on dit, pourquoi ? Parce qu’ils voient dans leur chambre mortuaire, des gens, des amis, une femme, une fille, une cousine, qui viennent les chercher et qui les amènent lentement vers les grands paradis astraux, donc ce n’est pas une solitude qui est gênante, qui est difficile, c’est une solitude qui est vécue à l’unité mais qui a une très, très grande aura de paix, par contre vous avez d’autres êtres qui vont vivre la solitude d’une façon très gênante au moment de la mort.

Il y a des solitudes qui sont bonnes c’est-à-dire que ce sont des solitudes qui permettent à l’être humain de vivre le repos, le repos de son esprit, mais ça ce sont des solitudes que l’on s’impose, ce sont des solitudes que l’on veut s’imposer, à ce moment-là on ne parle plus de vivre seul ou de souffrir d’être seul, on parle de se retirer dans un certain espace, ou seulement soi-même le remplit pour quelque conversion de notre propre énergie que nous voulons faire avancer ou perfectionner.
Quand je parle de la solitude, je parle de la solitude négative, je ne parle pas du fait que certains humains peuvent se retirer dans un certain espace mental, psychique, pour vivre une autre expérience. Si nous voulons comprendre la solitude il faut que vous me demandiez beaucoup de questions, parce que c’est très vaste la solitude, on peut en parler pendant des semaines, donc je vous laisse la parole.

Richard Glenn :
On n’a que deux heures pour en parler, et vous me permettez de dire que je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce que j’entends depuis le début avec Bernard de Montréal, parce que dans le fond, même le Christ a dû passer par la solitude lorsqu’il a dit « Père, Père, pourquoi m’abandonnes-tu ? » Ce n’est pas le dû de chaque homme d’apprendre à vivre dans sa solitude, à chaque être humain plutôt que chaque homme-là, les femmes aussi, mais que chaque être humain doit apprendre à vivre sa solitude et ça, c’est peut-être le grand destin de l’incarnation.

Bernard de Montréal :
Là vous parlez de la solitude d’une autre façon, c’est pour ça que c’est très… si nous allons jeter de la lumière sur le phénomène de la solitude, il faut que nous parlions, vous et moi, sinon nous allons développer simplement des termes psychologiques de la solitude, ça ne mène à rien. Si vous parlez du Nazaréen qui a vécu sa solitude, c’est normal qu’un initié, les initiés, vivent la solitude, mais le Nazaréen vivait la souffrance de son initiation, donc il devait la vivre seul la solitude, mais il n’était pas seul, un initié n’est jamais seul, donc la solitude du Nazaréen ce n’est pas la solitude de l’être humain sur la rue Ste Catherine, il ne faut pas confondre les solitudes.

Si nous parlons de la solitude de l’être humain, il nous faut reconnaître, et c’est très juste ce que vous dites, que l’être humain doit être capable de vivre sa solitude, ce que vous dites dans le fond lorsque vous parlez, ou que vous dites que l’être humain doit vivre sa solitude, ce n’est pas négatif, il faut voir la solitude, il y a la solitude négative et la solitude positive, il y a l’amour négatif et l’amour positif, il faut toujours voir la polarité.

Alors, il y a chez l’être humain la nécessité de vivre ou d’être capable d’être seul, un être humain qui n’est pas capable d’être seul est un être humain qui n’est pas capable de vivre seul, et si un être humain n’est pas capable de vivre seul c’est qu’il manque en lui une certaine force, c’est qu’il a besoin encore de l’extérieur pour le nourrir, et ça à ce moment-là, ce n’est pas bon, tous les êtres humains… un être humain complet devrait être capable de vivre seul , mais vivre seul pour une certaine période de temps, parce que si l’être humain est très, très vibrant d’énergie et qu’il vit seul, il vivra seul pour des raisons qui conviennent à un aspect de sa vie, mais il ne vivra jamais seul d’une façon indéfinie, il n’y a pas un être dans le cosmos, qu’il soit sur les plans invisibles ou qu’il soit les plans matériels, qui vit seul !

La solitude dans son aspect unitaire n’existe pas, c’est une déformation de la réalité de la vie de l’esprit, dans le cosmos l’être humain doit communiquer, si l’homme est seul, s’il vit certaines expériences poignantes seul, c’est pour ajuster ses corps, c’est pour le rendre totalement autonome de l’extérieur, mais ça c’est une période qui est plus ou moins courte, ou qui est plus ou moins longue, un être humain ne peut pas vire seul indéfiniment parce que la créativité chez l’être humain nécessite qu’il y ait connexion, qu’il y ait interconnexion, qu’il y ait interrelation avec le monde, donc un être humain, qu’il soit initié ou qu’il soit simple mortel, ne peut pas vire seul indéfiniment, il peut vivre certaines expériences seul à l’intérieur desquelles il va transmuter son matériel énergétique, mais éventuellement il reviendra dans une société quelconque, ou dans un cercle quelconque, dans une fraternité quelconque, pour échanger, pour rendre publique le fruit de sa transformation, c’est impossible à un être de vivre seul, c’est une condition qui n’existe pas dans le cosmos, puisque dans le cosmos la condition fondamentale du mouvement de l’énergie de l’esprit c’est la communication, donc s’il y a solitude dans la vie d’un humain ça peut être temporaire, il doit être capable de la vivre d’une façon puissante, c’est-à-dire d’une façon où il ne souffre pas psychologiquement de la solitude, mais un être peut être imposé de vivre une solitude sur le plan de l’énergie et il doit être capable de la vivre cette solitude, éventuellement elle sera retournée cette solitude pour devenir une sorte de plénitude, c’est-à-dire un rapport très, très exact avec les êtres , ses frères ou les humains de la Terre.

Richard Glenn :
Comme vous me dites que dans le cosmos ça n’existe pas la solitude, Dieu est un, unique et seul.

Bernard de Montréal :
Mais oui mais vous faites de la philosophie ! Dieu est un…
Vous savez vous si Dieu est un, unique et seul ?
Qu’est-ce que vous savez de Dieu ?
Dieu, qu’est-ce que c’est Dieu ?
Dieu c’est une conception humaine, la conversion de l’énergie mentale en informatique céleste, vous avez ça ces mots-là ? Bon…. (Rires du public)
Qu’est-ce que c’est Dieu est seul, qu’est-ce que ça veut dire que Dieu est seul ? Ce sont des mots qui sont employés par l’être humain pour permettre à l’être humain de réaliser l’unité dans le Cosmos, et une vue de l’Absolu, mais de dire que Dieu est seul ça ne veut absolument rien dire, c’est l’être humain qui est seul !

Le phénomène de la solitude n’est pas un phénomène divin, c’est un phénomène mortel !
Ce n’est pas divinisant d’être seul ! On doit apprendre à convertir l’énergie de notre mental supérieur en énergie qui formule des aspects de la réalité, qui conviennent non pas à notre émotion mais qui conviennent à la réalité de notre mental, de dire que Dieu est seul ça ne veut absolument rien dire, c’est simplement jouer avec des mots pour créer un état d’esprit psychologique qui nous permet d’aller plus loin dans la conversion du concept de solitude, mais Dieu n’est pas seul et Dieu n’est pas même ce que nous pensons !

Dieu n’est pas ce que nous pensons, ce que nous pensons c’est simplement de la foutaise !
Nous sommes de la foutaise ! Dès que l’être humain pense il est foutaise ! C’est lorsque l’être humain parle qu’il devient intelligent, ce n’est pas lorsque nous pensons, et le problème est que nous parlons de choses que nous avons déjà pensées, il ne faut pas parler de choses que nous avons déjà pensées parce que déjà nous parlons de la foutaise, donc nous devons parlé des choses que nous n’avons jamais pensé, nous devons parler de choses qui n’ont jamais été pensées, donc nous devons créer constamment avec le mental supérieur une forme, parce que l’énergie entre dans le mental, fait vibrer les neurones et rejette dans le monde quelque chose qui n’existe pas au niveau de la forme mais qui existe au niveau de la réalité, et que nous devons découvrir au niveau de la réalité au fur et à mesure que nous parlons de la réalité, mais si nous conversons ou si nous parlons de choses qui ont déjà été pensées à ce moment-là, c’est comme manger du lait caillé, nous nous rendons malades…

De dire que Dieu est seul ça ne veut rien dire, on ne peut même pas dire que si dieu écoutait ça il rirait, parce que ça c’est penser des choses que nous pensons !
Donc nous ne sommes pas capables de… nous devons éventuellement créer des choses, créer des formes qui nous permettent de canaliser de l’énergie qui change la vibration de notre mental, pour altérer la dimension psychologique de notre mental inférieur et de notre émotion, c’est à ce moment-là que nous commençons à comprendre ce que nous sommes, de comprendre ce qui est, et comprendre l’infinité de la réalité et de ne pas nous laisser prendre dans les formes… (coupure d’enregistrement) et incapable d’être autrement, l’être humain doit changer sa condition, l’être humain est un être créateur ou il doit devenir un être créateur, non pas simplement un être mécanique, l’humain doit changer sa condition, si l’humain souffre de la solitude il doit tuer la solitude, s’il est pauvre il doit tuer la pauvreté, s’il est ceci il doit tuer ceci, il doit tuer tout ce qui n’est pas créatif en lui, et à ce moment-là il devient plein, il vit la plénitude, à ce moment-là la solitude n’existe pour lui que s’il veut bien la vivre pour la transmutation de ses corps subtils, pour vivre un état d’énergie où seul lui peut vivre cet état d’énergie, mais lorsqu’il retourne dans le monde il n’est plus seul.

Richard Glenn :
Si tous les humains étaient créateurs en même temps, un peu comme le Fils pouvait le faire, le Nazaréen, sur l’embarcation qui le conduisait sur le lac de Tibériade, il a décidé qu’il fasse soleil après la tempête, mais que l’autre à côté décide qu’il continue à pleuvoir, pendant que l’autre voulait qu’il fasse soleil, vous remarquez tout de suite que tous les génies, tous les grands initiés étaient seuls…

Bernard de Montréal :
Oui mais les initiés ne sont pas des génies, les génies ce sont des petits hommes avec des grosses têtes (rires du public) les initiés ce sont des êtres, ce sont des êtres complets, ce ne sont pas des petits hommes avec des grandes têtes, vous ne pouvez pas comparer le Nazaréen avec un génie, ce n’était pas un génie le Nazaréen, c’était un homme très simple.

Richard Glenn :
Alors quand j’ai dis les génies…. les génies point-virgule et Jésus le Nazaréen, là on ne fait pas de littérature mais quand même c’était pour dire que les génies aussi on les retrouve seuls.

Bernard de Montréal :
Les génies sont seuls parce que les génies ce sont des êtres qui ont des défaillances, les génies ce sont des fruits qui sont très, très beaux, ils sont très gros mais ils ont des faiblesses, c’est ça être un génie, être un génie c’est avoir une faille, autrement dit le génie est un être humain qui n’est pas complet mais qui à cause de son involution et à cause du travail qu’il doit faire sur une planète, a développé certaines facultés, qui sont au-delà de la normale humaine, c’est ce qui les rend géniaux, mais ils ont des faiblesses, le génie n’est pas un surhomme !

Le génie ce n’est pas un humain complet, ce n’est pas l’humain de la 6ème race, le génie c’est l’empreinte de la mémoire cosmique dans l’humain de la 5ème race racine, le génie c’est un être qui n’est pas total, le génie c’est un être qui doit mourir, le génie c’est un être qui doit revenir sur la vie, le génie c’est un être qui doit un jour ne plus être génie mais être conscient, être génie ça fait partie du karma de l’humain, être génie ça fait partie de la mémoire de l’être humain en évolution, être génie ce n’est pas un cadeau, être génie ça nous rapporte sur le plan matériel certains honneurs ainsi de suite et ça sert à l’évolution de l’âme, mais les génies sont des êtres qui souffrent.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont des génies, vos connaissez des génies qui ne souffrent pas ?
On dit souvent génie/folie ça va ensemble, ce n’est pas très, très gentil de dire ça, mais dans le génie, dans tous les humains qui vivent des extrapolations psychologiques, qui ont des mémoires fantastiques, qui ont une capacité analytique qui dépasse la moyenne, il y a des facultés psychiques chez ces êtres-là auxquelles ils sont soumis, auxquelles ils sont assujettis, le génie c’est un être humain qui a un karma à vivre, l’être humain doit dépasser le stade du génie, il doit devenir un être supramental, il doit devenir un être qui est totalement intégré dans sa conscience supérieure, tu parlais de génies, nous parlons de génies aujourd’hui parce la masse humaine est tellement ignorante, elle est tellement incapable de créativité, mais il y a des civilisations où être un génie c’est aussi normal que pour nous d’être ignorant !
Donc la géniocratie, les génies… il ne s’agit pas pour l’être humain d’être un génie, il s’agit pour l’être humain d’être bien dans sa peau ! Si un homme est un génie il n’est pas bien dans sa peau… Il est mieux d’être sans dessein et bien dans sa peau !

Richard Glenn :
Si je reprends une explication que Bernard nous a déjà donné dans le passé, nous disant que notre société est la pyramide aplatie, mais que le meilleur système est le système pyramidal, dans notre politique, dans notre science, dans notre économie, et qu’au départ si on pense à la pyramide, on va remonter vers la pointe, et à la pointe, au sommet, il n’y a pas la multitude, mais il y a la solitude.

Bernard de Montréal :
Il y a la solitude, il y a une solitude cosmique, si nous avions par exemple une république impériale, ou si nous avions une république dans le sens cosmique du terme, c’est-à-dire une pyramide où vous avez des initiés au-dessus d’une pyramide, effectivement il y a une solitude dans ce sens que… Vous savez, la solitude d’un l’initié ou la solitude d’un être qui est à la pointe d’une pyramide ce n’est pas une solitude psychologique, c’est une solitude de compréhension, mais ce n’est pas une solitude vide, c’est une solitude pleine, un être humain qui est… un être humain qui est un initié, autrement dit un être humain qui est en contact avec la Conscience Supramentale d’une façon totale, ne souffre pas d’être seul.
Il ne souffre pas d’être seul parce que sa solitude se remplit constamment, elle se remplit sa solitude, elle se remplit par le fait qu’il est déjà en conversation ou en contact avec une énergie qui est totale, donc il est seul par rapport aux humains, c’est-à-dire qu’il ne peut pas expliquer ou parler si vous voulez, ou rejoindre toute la masse à la base de la pyramide, mais il peut facilement descendre à la base de la pyramide, et ajuster ses vibrations et parler au peuple qui est là, c’est normal. Un être qui est seul dans le sens cosmique du terme ce n’est pas un être qui réserve ou qui est réservé à lui-même, c’est un être qui est maintenu à l’intérieur de lui-même mais qui peut facilement entrer en relation avec les humains à la base de la pyramide, ce n’est pas le même phénomène de solitude, il ne faut pas mélanger la solitude des initiés avec la solitude psychologique de l’être humain ! Ce n’est pas une solitude, l’initié ne vit pas… l’initié est solitaire dans son intelligence, il est seul dans sa compréhension, il est seul dans sa capacité de réaliser certaines choses parce qu’il a lui-même cette vibration, c’est un phénomène de vibration mais ce n’est pas un phénomène psychologique, la solitude elle commence et elle se termine à l’intérieur de la psychologie humaine.

Quand nous parlons de solitude nous devons parler de solitude psychologiquement, non pas vibratoirement, un humain qui est vibratoire, qui a une conscience vibratoire, qui a une conscience supramentale autrement dit, n’est pas seul ! Même s’il est seul il n’est pas seul ! Non.
Mais, un être humain qui a une conscience psychologique peut être seul ou il peut ne pas être seul, mais il sera toujours seul, les humains sont toujours un peu seuls mais pourquoi ils sont un peu seuls ? Parce qu’ils ne sont pas pleins d’eux-mêmes autrement dit, ils n’ont pas la connexion, ils n’ont pas conscience, ils ne sont pas en relation vibratoire avec l’énergie qui fait la synthèse de leur émotion et de leur mental, ce qu’on appelle la Conscience Supramentale.

Richard Glenn :
Vous nous avez souvent parlé d’être centrique, la centricité n’est t-elle pas déjà un phénomène de solitude ?

Bernard de Montréal :
La centricité, c’est l’habilité de l’être humain d’en arriver à ne plus être seul socialement, parce qu’il n’est plus seul avec lui-même, donc la centricité c’est un état d’esprit qui permet à l’être humain sur le plan mental, sur le plan émotionnel en conjonction avec la conscience supérieure, c’est-à-dire avec la conscience supramentale, de pouvoir à l’instantané ou instantanément, d’exposer ou de faire ou de rendre dans le monde son énergie, au lieu de vivre de l’énergie du monde il rend dans le monde son énergie, autrement dit être centrique c’est être créatif dans un certain niveau, et un être qui est centrique peut vivre la solitude physique mais il ne vit jamais de solitude psychologique, puisque pour être centrique, ça nécessite qu’il y ait un contact entre le mental inférieur de l’être humain ou ses plans inférieurs, et sa conscience supérieure.

Richard Glenn :
Alors si nous en arrivions à des cas concrets, la femme qui est abandonnée par un mari qui est parti pour d’autres horizons avec d’autres gazelles, elle vit une solitude.

Bernard de Montréal :
Oui.

Richard Glenn :
Le mari qui revient à la maison et puis il n’y a plus d’écho dans la maison, il n’y plus personne, il vit une solitude. Comment concrètement, puisque vous n’êtes pas psychologue-là, mais supramentalement, vous allez aborder ces cas de solitude ? Parce qu’on va en arriver graduellement à parler du suicide, qui est une plaie actuellement dans notre société, chez les jeunes qui se suicident en grande quantité, alors j’aimerai graduellement qu’on arrive à des cas concrets de gens qui vivent la solitude, il y a des gens mariés qui sont à regarder la télévision tous les deux dans la même direction, mais ils ne se parlent plus, ils vivent donc déjà une solitude psychologique encore une fois, mais ça devient dangereux au point de les amener au suicide, à partir de quel moment là ? Quand on regarde ça sur le supramental ?

Bernard de Montréal :
La solitude devient dangereuse à partir du moment où l’être humain perd conscience qu’il est capable de transformer sa vie d’une façon intégrale. C’est-à-dire que la solitude devient dangereuse à partir du moment où l’être humain perd la notion de sa capacité de transformer sa vie ! Aussitôt que l’être humain se sent écrasé par les évènements de la vie, et qu’il n’est pas capable de ressusciter en lui l’énergie émotionnelle, l’énergie mentale, à partir d’une conscience supérieure ou d’une sensibilité à lui-même, à ce moment-là, sa solitude devient dangereuse parce qu’il est écrasé par des évènements extérieurs qui font partie de son évolution, qui font partie de son expérience, qui font partie de son karma, qui font partie de certaines conditions, qui peuvent très bien lui être cachées, donc ce n’est pas la condition psychologique ou physico psychologique de l’être humain qui doit être le centre nerveux de sa condition future, c’est sa conscience, sa réalisation, sa force interne, son intelligence réelle, son émotivité pure. Ce qui arrive, ce qui crée dans notre société la grande faiblesse, autrement dit le retirement de l’énergie émotionnelle dans le cas de cette solitude, qui vient ou qui résulte de la scission dans un couple, c’est que l’individu qui en subit la condition, n’est pas capable de ressusciter en lui par ses propres forces, les énergies qui lui ont été enlevées à cause d’une dominante, c’est-à-dire à cause d’un lien, créé par l’amour ou créé par le besoin de sécurité matérielle par un autre être.

L’être humain est un être qui est intrinsèquement… naturellement dans le phénomène de la scission dans un couple il y a plusieurs aspects, il y a des hommes et des femmes qui se séparent pour différentes raisons, les humains ne se séparent pas pour les mêmes raisons, il y a beaucoup plus d’infamie dans la séparation des couples que d’intelligence. Dans les couples où il y aura de l’intelligence comme étant la force motrice à la séparation, il y aura une ressuscitation éventuelle de l’énergie. Dans les couples où il y a de l’infamie dans la scission des couples, il y aura une expérience pénible qui dans certains cas, selon les individus, pourra les amener à reconstruire leur vie, et dans d’autres cas, ou à cause de la faiblesse émotionnelle, la faiblesse mentale, le découragement et ainsi de suite qui naît de ceci, mènera l’individu au suicide, mais ça, ça fait toujours partie de la vie de l’être humain.

L’être humain, la fonction de l’être humain sur la Terre, de tous les humains sur la Terre c’est d’être capable éventuellement de transiger avec les forces de la mort, c’est-à-dire de transiger avec les forces qui ont tendance à le faire revenir à la mort, l’être humain doit apprendre sur la Terre a convertir l’énergie de la mort, qui est l’énergie de l’imagination, l’énergie de l’Astral, en énergie créative pour pouvoir se fixer dans la matière, pour en arriver à aimer la vie, pour en arriver à pouvoir créer quelque chose de bien dans la vie, sinon, s’il ne fait pas ceci, il sera happé petit à petit par les forces de la mémoire, par les forces de l’émotion, par les forces de l’imagination, ainsi de suite, et ces forces-là font partie de la conscience inférieure de l’être humain, et ce sont ces forces-là qui le rappelleront lentement à la mort. Donc le phénomène du suicide relié à la scission dans les couples, c’est un phénomène qui naît de l’incapacité chez l’individu, d’absorber le choc de l’expérience et de transmuter cette énergie dans une vibration plus puissante, sachant qu’ayant de la volonté, ayant de l’intelligence il est capable de transmuter la condition et de s’amener à une condition qui sera demain meilleure, donc tout revient à la volonté, tout revient à l’intelligence.

Et le problème dans les couples de la Terre, c’est que les couples de la Terre tels qu’ils ont été créés pendant l’involution, sont des couples qui sont fondés sur le besoin de l’un de l’autre, un besoin émotif, les couples ne sont pas réels, ce sont beaucoup plus des couples sanctionnés par la religion ou sanctionnés par l’état civil, que des couples créés par l’intelligence réelle de l’humain, donc ces couples sont sujets, si les conditions changent trop dans la société ou s’il y a des manquements quelconques, ils sont sujets quelque part dans le temps et nous le voyons aujourd’hui dans le monde, à un changement, à une scission, et à ce moment-là les hommes ou les femmes s’ils ne sont pas préparés à convertir leur énergie dans une vibration plus haute, vivront cette dissolution dans le couple et en souffriront mais ce sera parce qu’ils n’auront pas été capables de transmuter les Lois de la vie planétaire, c’est-à-dire des lois de l’expérience, il faut que l’être humain en arrive un jour à dépasser l’expérience, dépasser la condition, et tout ceci fait partie du plan de vie de l’être humain !

L’homme ou la femme rencontre dans la vie tel personnage, et ce personnage représente pour elle ou pour lui une condition de joie, de bonheur et ainsi de suite, ils sont jeunes ils ont 18 ans, ils ont 20 ans, rendus à 30 ans la vie change ! Mais tout ceci fait partie du plan de vie et si ces gens-là n’arrivent pas un jour à comprendre leur couple, c’est-à-dire à le créer leur couple, ou à le vivre d’une façon autonome, quand je dis d’une façon autonome je ne veux pas dire dans l’esprit d’un certain libertinage ! Je dis dans l’esprit d’une condition permettant à l’homme et à la femme d’être des êtres totalement centriques, de pouvoir échanger entre-eux, à ce moment-là il peut se créer une dépendance, il y a dans le monde des hommes qui dépendent émotivement de leur femme, il y a des femmes qui dépendant émotivement de leur mari, et si ces êtres-là vont dans la vie, ou vivent dans la vie, où vivent les pressions sociales, il peut très facilement se créer des conditions où cette dépendance sera mise en jeu, sera questionnée par la vie afin qu’il y ait un perfectionnement dans le couple, qu’il y ait une plus grande intelligence dans le couple, ce qu’on pourrait appeler la transmutation dans le couple, la transmutation du couple.

L’être humain… Un couple, ce n’est pas de l’accouplement et un couple ce n’est pas non plus de l’esclavage ! Donc si dans le couple il y a simplement de l’accouplement ou s’il y a de l’esclavage, ce n’est pas un couple ! Ce n’est pas la création de l’homme et de la femme à partir du mental supérieur, c’est une condition qui est le résultat d’un paramètre émotionnel ou d’un paramètre psychologique, peut être que le bonhomme a beaucoup d’argent ou que la bonne femme est très bien "rondée", mais ça, ce ne sont pas des valeurs réelles !
On ne peut pas former un couple sur des aspects psychologiques, on doit former un couple sur des aspects qui relèvent de notre intelligence pure, et c’est de notre intelligence pure que nous pouvons voir les possibilités de notre couple, et lorsque l’être humain voit les possibilités du couple, il ne voit plus les limites du couple, et même s’il y a dans le couple des limites ces limites-là ne sont même plus importantes, parce qu’elles sont déjà dépassées les possibilités.

Richard Glenn :
Vous me faites penser, au terme de la soirée qui s’intitule la solitude, ne pourrait-il pas y avoir aussi des solitudes de couple ?

Bernard de Montréal :
Oui il y a solitude dans le couple, parce qu’il y a des couples qui restent ensemble, ou qui sont ensemble parce que les deux individus ont peur de perdre l’équilibre psychologique, social, financier, émotif, que leur apporte le couple, et ce sont des équilibres qui ont été créés pendant des années de temps ainsi de suite, et les deux êtres vivent une solitude parce qu’il n’y a pas entre eux de pont, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de relations mentales suffisantes en eux, pour que les conditions du couple soient transmutées. Donc, les deux sont un couple, mais ils ne sont pas réels dans leur couple donc ils ne peuvent pas vivre leur couple d’une façon équitable, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas trouver dans leur couple l’énergie nécessaire pour constamment transmuter leur vie, constamment donner à leur vie une dimension profonde, une dimension sans limites, donc ils sont esclaves de leur couple et s’ils sont trop esclaves de leur couple ils peuvent le revivre leur couple pendant des années de temps.

Richard Glenn :
Est-ce que c’est la seule porte de sortie sur la Terre de vivre en couple ?

Bernard de Montréal :
Vivre en couple c’est la plus belle sortie, et c’est la plus belle condition de vie de l’humain.
Vivre en couple ça veut dire pouvoir parler avec quelqu’un dans la nuit, c’est pouvoir parler avec quelqu’un le jour, ça veut dire pouvoir créer possiblement une tierce personne qui crée une famille et ainsi de suite, donc vivre en couple c’est dans la nature même des choses, ça fait partie des Lois de la Trinité, moi je parle souvent du couple ou je semble souvent jeter sur le couple une certaine poudre, parce que je sais très bien qu’il y a beaucoup de couples qui ne sont pas réels, ou je sais très bien qu’il y a des couples qui ont un fond de réalité mais qui est un peu brumeux, alors je jette de la poudre sur leur couple, je parle de la transmutation du couple, un couple doit être…
dans un couple, l’alliance entre un homme et une femme, ce doit être une alliance qui est parfaite, parfaite au niveau des besoins du couple, autrement dit ce n’est pas un autre couple qui peut dicter à un autre couple ce qui est nécessaire à l’intérieur de ce couple, c’est le couple qui comprend et qui sait, et qui est capable de vivre selon les conditions de sa vibration, alors le couple doit être vécu d’une façon très, très intelligente, et pour le vivre d’une façon très intelligente, souvent il faut l’amener à se débarrasser des antiquités, il y a des couples qui sont trop antiques, il y a des couples sur lesquels ou à l’intérieur desquels il y a trop de poussière, il faut qu’il y ait de l’éclaircissement, il faut qu’il y ait un ajustement.

Je vais vous donner un exemple, on va prendre par exemple…. vous avez des couples, et ça, ça fait partie de la nature humaine, vous avez des hommes et des femmes qui sont ensemble, on prend surtout les jeunes qui s’aiment, qui ne sont pas encore des couples au niveau de la famille et ainsi de suite, qui sont simplement accouplés pendant un certain temps, qui s’aiment, qui sont liés par l’amour humain, astral, émotif, le romantisme et ainsi de suite, vous avez dans ces couples des petites périodes, chez certains c’est toutes les deux semaines, et toutes des deux semaines il faut qu’ils se barrent un peu, alors ils se fouettent un petit peu (dans le sens de se disputer) et quand ils se sont fouettés ils s’aiment, et ils retournent dans le lit et ils roucoulent ! (Rires du public)

Et deux semaines plus tard, encore, la même chose ! Et ils roucoulent, surtout pendant la période où la femme est dans son cycle menstruel, et là encore ça crée encore ces bavures et ensuite on roucoule, il y a des couples comme ça qui roucoulent pendant des années, mais ce qui arrive c’est que si on roucoule trop, éventuellement et qu’on ne comprend pas le phénomène du roucoulement, on coule ! (Rires du public).

Alors, (Bdm pouffe) je n’ai absolument rien contre le fait que les gens se fouettent un p’tit peu pour ajuster et comprendre, se comprendre mieux, rendu à 60 ans, 65 ans on ne se fouette pas tellement, on s’est tellement fouetté qu’on prend un break mais quand on est jeune on a la peau dure, donc on se fouette un p’tit peu et on roucoule et c’est l’histoire des amoureux, et c’est très bien, c’est l’histoire des films, you break up puis reconnect, puis tout ça là ce qu’on connaît, mais ! au moins dans ces couples là on sent qu’il y a quelque chose de très puissant qui les tient, et c’est l’intelligence de leur esprit qui leur permet de vivre un amour qui est suffisamment réel pour dépasser les conditions du fouettage et quand ils roucoulent ils ont oublié tout et ainsi de suite.
Mais par contre, il y a des couples qui se fouettent et qui se fouettent non pas parce qu’ils s’ajustent au niveau de leur esprit, mais parce qu’il y a des aspects en eux qui ne sont pas totaux, c’est-à-dire que la femme a quelque chose qui ne va pas, l’homme a quelque chose qui ne va pas, il y a quelque chose dans le couple qui ne va pas, il y a une faille dans le couple qui est profonde, mais la finance, les conditions, l’enfant , ainsi de suite, il y a des conditions qui sont tellement fortes qu’elles empêchent ce couple de se dissoudre, et ce sont ces gens-là qui se fouettent un peu de trop !

Et nous avons dans les journaux des histoires où l’homme et la femme se sont trop fouettés, et ça, c’est une autre sorte de couple, ce sont des couples malheureux, ce sont des couples qui sont inévitablement amenés à la séparation, éventuellement parce que les forces de l’esprit sont trop grandes, remarquez que l’esprit qui est la force nominale de l’humain c’est une énergie qui veut toujours être libre, il n’y a rien de plus libre dans le cosmos que l’esprit de l’être humain, et quand je parle de l’esprit de l’être humain je parle de l’énergie de l’humain qui passe dans le mental, dans l’émotionnel, dans le vital et dans le physique, donc cette énergie dans l’être humain qui est une énergie évolutive qui fait évoluer les principes inférieurs de l’être humain, elle doit et elle veut être libre, elle n’a aucune… l’esprit de l’être humain n’a aucune objection au couple ! D’ailleurs c’est l’esprit de l’être humain qui crée le couple, il le crée avec une femme, il le crée avec un homme ou il le crée avec deux hommes ou avec deux femmes, c’est sans importance, mais il crée le couple, donc l’esprit veut bien créer le couple mais il veut être libre évolutivement, à l’intérieur du couple qu’il a créé, maintenant, si à l’intérieur du couple qu’il a créé, l’ego met en échec la liberté évolutive de l’esprit, éventuellement il y aura des situations créées par l’esprit, pour permettre que les deux Egos évoluent, c’est la loi de la Vie.

Richard Glenn :
Là vous venez de dire les couples créés entre un homme et une femme, d’accord, c’est visible, c’est naturel et ça peut faire des enfants forts mais, deux femmes ou deux hommes qui créent un couple ?

Bernard de Montréal :
Deux femmes ou deux hommes, que ce soient deux femmes ou deux hommes, un couple créé par deux femmes ou un couple créé par deux hommes, c’est un couple ! N’oubliez pas une chose : Que lorsque nous concevons, nous pensons couple, nous les humains, nous pensons couple selon les conventions de notre culture, le couple dans la civilisation judéo-chrétienne, le couple en Polynésie, le couple en Afrique, ce sont des couples différents !
Donc, il y a des peuples pour qui… vous avez un homme et 15 femmes ! Alors vous savez, le concept du couple c’est un concept qui est fondamental aux Lois de la Vie, aux Lois de la polarité, mais il n’est pas vécu de la même façon dans tous les peuples.

Donc, nous, nous les humains dans le monde Occidental, lorsque nous parlons du couple entre homme/homme ou femme/femme nous avons tendance à développer de grands soucis, pourquoi ? Parce que nous réfléchissons sur la condition psychologique du couple, nous n’avons pas l’intelligence des Lois de l’esprit qui forme le couple ! L’esprit c’est une condition de l’humain, c’est une condition de l’intelligence, qui n’est pas restreinte par la relativité morale, spirituelle, philosophique, analytique, culturelle, civilisatrice, tribale de la condition planétaire, l’esprit est ici, l’esprit c’est de la Lumière, l’humain en est le réceptacle, l’être humain vit de son esprit, il vit une certaine expérience, le couple homme/homme, femme/femme qui comprend la nature de l’esprit qui les uni, qui a créé le couple, ne souffre plus dans son couple !

Un couple qui est homosexuel ou lesbien, un couple qui est tel et qui connaît les Lois de l’esprit, ne souffre plus psychologiquement dans son couple, la raison pour laquelle les gens souffrent dans leur couple, c’est parce qu’ils le vivent sur le plan psychologique et qu’ils sont bombardés constamment de l’extérieur, et ils sont jugés constamment de l’extérieur, et les humains et la société ne réalisent pas que l’être humain, dans sa condition d’involution, dans son plan de vie, ne régit pas les lois de son esprit et n’est pas responsable sur le plan humain des conditions imprimées par son esprit dans son émotion, dans son mental, dans son vital et dans son physique.
L’être humain, ce n’est pas ce que nous voyons dans la chair !
L’être humain c’est la concrétisation du rapport entre l’énergie de son esprit et les plans subtils de sa conscience, donc l’être humain c’est l’équilibre entre l’énergie de l’esprit, le mental, l’émotionnel, le vital et le physique, c’est ça l’être humain, et c’est simplement un aspect de l’être humain !

Il y a un autre aspect de l’être humain qui est beaucoup plus invisible, beaucoup plus occulte, que nous pouvons appeler l’être éthérique, l’être éthéré où la conscience sort du corps matériel et regarde le corps matériel et le voit simplement ce corps matériel comme une coque, et où la réalité est fixée ici dans l’éther, donc nous avons les hommes ou les femmes qui sont accouplés ensemble, nous avons à reconnaître les Lois de l’esprit, et lorsque nous reconnaîtrons les Lois de l’esprit nous ne souffrirons plus en tant que couple, non hétérosexuel, nous vivrons notre couple selon les lois de l’esprit et non selon la dictée ou les convenances de la civilisation qui régissent les aspects émotifs et mentals de l’accouplement, mais qui sont incapables de comprendre les Lois parfaites et précises de la Vie, qui sont imposées dans l’involution, dans l’incarnation par l’esprit de l’être humain.

Richard Glenn :
Pourrait-on parler de couple à un autre niveau, je pense à Mozart, qui formait un couple avec son piano, ou à l’écrivain qui forme un couple avec son papier sur lequel il va écrire ?

Bernard de Montréal :
Ce n’est pas réellement un couple, c’est une affinité psychologique qui relève de l’amour de l’être pour l’objet qui lui rend tant de services sur le plan créatif, c’est un peu comme la petite fille qui adore sa poupée, ainsi de suite, cet épanchement émotionnel envers l’objet qui nous rend un certain service, qui nous permet de remplir une certaine solitude créative, c’est une façon poétique de développer entre soi-même et la tex de notre créativité, un autre sommet avec lequel nous pouvons converser sans langage, mais ce n’est pas un couple, les grands artistes ont toujours eu dans leur vie ces femmes, ces belles femmes ou ces sensibles femmes avec lesquelles ils ont conversé par littérature, s’ils n’ont pas conversés par roucoulement… (Rires dans la salle) Donc Beethoven avait son Héloïse, c’était un couple à distance, parce qu’il était trop épris de son piano et les conventions de son temps empêchaient qu’il y eut une autre manifestation de son amour, mais nous pouvons aller à l’infini sur les qualités du couple, mais marié à un piano c’est pas la fin du monde ! (Rires)

Richard Glenn :
Si c’est un piano à queue… (Rires du public)

Bernard de Montréal :
Si c’est un piano à queue ça tombe dans la catégorie de l’hétéro sexualité.

 

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