Bernard de Montréal

Richard Glenn

La solitude (2ème partie)


Richard Glenn :
Deuxième heure avec Bernard de Montréal, octobre 1983, le thème : la solitude.
Est-ce une forme de solitude face à l’impuissance devant un certain évènement ou un problème quelconque si un certain problème nous obsède et que l’impuissance se traduit par le manque de volonté malgré mille et un essais de le surmonter, que faire ? Se résigner ? L’accepter et attendre que le problème s’en aille de lui-même ?

Bernard de Montréal :
C’est une question intéressante ça.
L’être humain dans la vie est souvent assiégé par des évènements qu’il ne peut pas dans un certain temps dépasser, des évènements qui semblent être au-delà de ses forces, au-delà de sa compréhension, et l’être humain doit réaliser que la raison pour laquelle ces évènements-là sont construits dans sa vie, c’est pour l’amener à un certain dépassement quelconque, une certaine expérience quelconque, et si l’être humain n’est pas capable pendant une certaine période, de dépasser ces évènements-là qu’il vit, ce qu’on pourrait appeler la solitude, qui relève de ces évènements-là, il doit apprendre à attendre !
Parce que le temps c’est un facteur très important dans la vie, et, il y a des évènements dans la vie qui sont liés au temps et qui apportent dans la vie, une énergie qui dissout cette condition-là et qui permet à l’être humain de continuer son chemin.

Il faut… on ne peut pas comprendre la vie sans comprendre le temps, donc les événements dans la vie sont programmés en fonction du temps, ils sont connus des autres plans ces événements, la preuve, c’est qu’il y a des médiums qui peuvent vous dire l’avenir, alors, c’est à l’être humain d’apprendre à vivre les événements en fonction du temps, il essaie ce qu’il peut ! S’il ne peut rien faire, il le réalise, et viennent d’autres événements qui lui donnent la force, l’énergie, et éventuellement le nœud se brise, mais l’être humain dans ces conditions-là, doit apprendre à travailler avec le temps !

On ne peut pas avoir dans la vie, l’énergie qui est liée à un évènement avant que cet évènement-là se produise, donc le temps c’est très important, une sorte de patience, pas une patience sans fin, à un certain point il faut que l’être humain agisse, mais quand il agit, déjà il a l’énergie pour agir, pour briser le nœud qui a créé cet imbroglio, cette solitude, cette incapacité-là.

Richard Glenn :
Une autre question ici : « attention avec l’apologie du couple, ça devient Freudien et l’être humain autosuffisant.

Bernard de Montréal :
Et quoi ?

Richard Glenn :
Freudien… et l’être humain autosuffisant.

Bernard de Montréal :
L’humain autosuffisant…

Richard Glenn :
Oui, on dirait que quand vous parlez du couple, c’est comme si avec le couple tout est réglé, dans le couple on arrive à l’apothéose entre l’être, en couple…

Bernard de Montréal :
Le couple… quand je parle du couple… quand je parle du couple je parle réellement des individus dans le couple, le couple c’est une création de l’homme et de la femme, et il y a dans la vie de l’homme et de la femme ou dans la vie d’un couple, des évènements qui peuvent remettre le couple en question.

Mais, dans la conscience du couple, dans la conscience de l’homme et de la femme, il y a une conscience derrière, derrière ! En haut !
Au-delà de l’ego, au-delà de l’émotion, au-delà de l’intellect, et c’est cette conscience-là qui peut éventuellement redonner au couple une certaine dimensionnalité, et ceci fait partie de l’évolution du couple, ça fait partie de l’expérience des deux individus dans le couple, le couple ce n’est pas une marmite ! Ce n’est pas une condition qui par elle-même peut donner à un homme ou à une femme une joie de vivre, c’est simplement une condition à l’intérieur de laquelle l’homme et la femme se créent une joie de vivre.

Il faut considérer le couple comme la création de l’homme et de la femme, mais non pas comme une imposition psychologique sur l’homme et la femme.
Alors, l’observation d’un couple d’un point de vue Freudien, c’est simplement d’un point de vue psychologique, moi je regarde le couple toujours du point de vue de l’intelligence créative, si l’intelligence créative fait éclater le couple elle a ses raisons dans l’âme, et l’homme et la femme pourront le comprendre s’il y a en eux de l’intelligence créative.

Si le couple est maintenu par l’intelligence créative, selon… même à l’encontre des évènements, il sera maintenu par l’intelligence créative, mais si l’homme et la femme ont de l’ intelligence créative, autrement dit une force interne, quelque part, qu’ils ne réalisent pas nécessairement tout de suite, mais qui est quelque part dans leur conscience, cette énergie-là reviendra pour reconstituer le couple, ça dépend du plan de vie de l’individu, ça dépend de son lien émotif et mental avec sa conscience supérieure.

Je crois que les humains de la 5ème race racine, nous les humains, les modernes, nous avons à découvrir les Lois de notre conscience, et lorsque nous découvrirons les Lois de notre conscience, autrement dit les Lois de l’Intelligence, non pas les Lois de l’intellect ou de l’émotion, nous réaliserons que notre intelligence est très puissante et qu’elle peut reconstruire, détruire, reconstruire pour raffiner ou amener une autre dimension dans le couple, mais ça, ça fait partie de l’expérience de chacun, ça varie avec chaque couple, il n’y a pas un couple pareil, donc il n’y a aucun couple qui peut être simplement mesuré à la lueur de la psychologie Freudienne ! D’ailleurs la psychologie Freudienne est simplement une psychologie d’accommodation, c’est un outil intellectuel pour essayer de comprendre les grands mouvements obscurs de la conscience de l’homme et de la femme à l’intérieur d’un couple, la psychologie Freudienne c’est le début, c’est le mouvement embryonnaire de la psychologie, ça va aller… la psychologie va aller beaucoup plus loin que la psychologie que nous connaissons aujourd’hui.

Richard Glenn :
Quel serait l’autre aspect de la psychologie qui reste à développer ?

Bernard de Montréal :
La nouvelle psychologie ?
La nouvelle psychologie sera le produit de l’intelligence réelle de l’être humain, autrement dit, elle sera le produit de la connexion entre le mental inférieur et ce que nous appelons l’intuition pure, mais dans ces temps-là ce ne sera plus l’intuition pure, ce sera l’Intelligence Pure, c’est l’Intelligence Pure qui dictera au mental les Lois de la Vie, qui expliquera au mental de l’être humain le comportement humain, le comportement de l’esprit, la nature de la mort, la nature de la vie, la nature de l’astral, la nature de n’importe quoi, donc l’être humain n’aura plus à visiter les aspects sombres de sa vie par la voie analytique, il recevra, il saura par vibration, les lois de cette vie-là.

Richard Glenn :
Est-ce que, un peu comme l’embryon qui grandit, qui grossit, qui devient un être, est-ce que tout ça, ces lois-là, sont codées ?

Bernard de Montréal :
Toutes ces lois-là font partie de l’Energie, et elles deviennent codifiées dans le cerveau humain lorsqu’elles passent à travers les neurones, pourvu qu’il y ait un récepteur, et le récepteur c’est la Conscience Supramentale, autrement dit c’est le développement entre les deux yeux, d’un centre d’énergie suffisamment puissant pour absorber cette énergie-là.

Richard Glenn :
Y a-t-il un lien entre la glande pinéale et la glande pituitaire ?

Bernard de Montréal :
Oui il y a un lien entre ces deux glandes-là, parce que quand on parle de glandes… la façon dont je vois le phénomène glandulaire chez l’être humain, le phénomène glandulaire chez l’être humain c’est un phénomène qui est purement vibratoire mais à différents niveaux d’octaves, vous avez une glande qui vibre à un certain taux vibratoire, vous en avez une autre qui vibre à un certain taux vibratoire, vous en avez une autre qui vivre à un certain taux vibratoire, l’énergie

Richard Glenn :
(Coupant la parole) Les chakras ?

Bernard de Montréal :
C’est ça, ce que vous appelez les chakras, l’énergie quand elle passe par ces centres-là elle produit un choc, le choc crée une manifestation, la manifestation devient le haut mental, le mental inférieur, l’émotionnel et ainsi de suite, donc, ce que nous appelons le système des chakras est un système de réception, c’est comme s’il y avait dans certaines parties de l’être humain le long de son centre nerveux, des parties qui sont d’ordre matériel, mais qui sont réceptives à une énergie qui n’est pas matérielle, et le lien entre ces deux énergies-là ou ces deux aspects de l’énergie, crée la conversion de cette énergie pure-là, qu’on peut appeler la conscience si vous voulez, en une manifestation quelconque qu’on appelle le mental ou l’intelligence créative ou l’émotivité et ainsi de suite.

Richard Glenn :
Est-ce que vous pouvez nous définir chacune des sept glandes, des 7 chakras ?

Bernard de Montréal :
Lisez ! Il y a des livres sur ça. (Amusements dans la salle)

Richard Glenn :
Je me suis intéressé à ces livres-là dernièrement, et puis je me suis aperçu qu’il n’y en a pas deux qui disent la même chose…

Bernard de Montréal :
S’il n’y en a pas deux qui disent la même chose il y en a certainement deux qui relateront l’aspect de leur étude d’une façon qui peut être parallèle. Si nous regardons le phénomène des chakras du point de vue de la conscience supramentale, nous nous apercevons que les chakras sont simplement des portes, des fenêtres, par laquelle ou par lesquelles passe l’énergie, quelle que soit la dimension de la fenêtre c’est sans importance, ce qui est important c’est la manifestation, c’est seulement la manifestation, si l’être humain est capable d’enregistrer, de recevoir cette énergie-là, il y a manifestation, le reste c’est simplement de l’ésotérisme.

Richard Glenn :
On passe à une autre question ici, on demande de commenter s’il vous plait, « Ne pas avoir besoin des autres est un signe de force et non de partage des émotions, de pas avoir besoin des autres est un signe de force, c’est une preuve d’être connecté sur le Supramental.

Bernard de Montréal :
Non ! Ce sont des mots, ça ce sont des mots. Ce sont des mots qui créent de la philosophie.
L’être humain ne peut pas vivre sur une planète sans d’autres humains !
Alors l’être humain est obligé sur une planète, sur un plan invisible d’être en connexion ou en interrelation avec d’autres êtres, mais un être humain conscient est un être qui est capable d’échanger avec d’autres êtres, il ne s’agit pas pour l’être humain de ne pas avoir besoin des autres, ça devient un non-sens çà, la société est beaucoup trop complexe, d’ailleurs l’être humain ne vit pas d’une façon unitaire sur une planète, mais l’être humain doit être capable d’échanger avec les autres, il y a des gens dans le monde qui ont besoin des autres ! Ça ce n’est pas bon !

Avoir besoin des autres, psychologiquement ce n’est pas bon, parce que les autres deviennent une béquille, mais échanger avec les autres, c’est très créatif, c’est naturel, c’est bon, et ça fait partie des ordres de la vie. Le problème chez les gens c’est que les gens ont besoin des autres ! Quand je dis que l’être humain n’a pas besoin de l’être humain je n’ai pas dit que l’être humain n’a pas besoin de l’être humain ! Je dis que l’être humain n’a pas besoin de l’être humain ! (Amusements dans la salle)
Alors autrement dit, l’être humain doit en arriver à devenir suffisamment centrique pour pouvoir échanger avec les autres, ne pas devenir une béquille pour les autres ou que les autres deviennent une béquille pour lui, mais qu’il y ait échanges !
Sans ça il y a une perte d’énergie, ce n’est pas créatif.

Donc excusez ! Ce n’est pas un signe de force, ce n’est pas un signe de force ! La force de l’être humain n’est pas dans sa capacité de auto-identifier avec lui-même, elle est dans sa capacité de s’identifier avec lui-même, pas de s’auto-identifier avec lui-même, mais s’identifier avec lui-même, d’avoir son identité ! Quand l’être humain a son identité, quand il est plein, il peut échanger avec d’autres êtres humains qui sont pleins, mais s’il est plein et que les autres sont vides il devient une béquille, à ce moment-là ce n’est plus bon parce que les autres seront obligés d’avoir un rapport avec lui, et automatiquement il perdra de l’énergie.

Richard Glenn :
Faut-il faire confiance à l’intelligence pour mettre fin à sa solitude et par le fait même à celle des autres aussi ?

Bernard de Montréal :
On ne peut pas faire confiance à l’intelligence, parce que de l’intelligence ce n’est pas humain ! L’intellect c’est humain.
L’intelligence c’est une force, c’est une énergie qui passe dans l’être humain et l’être humain peut faire confiance à l’intelligence seulement quand il peut se faire confiance à lui-même, quand l’être humain peut se faire confiance à lui-même à ce moment-là, il peut faire confiance à l’intelligence, mais c’est parce qu’à ce moment-là il a intégré l’intelligence en lui-même. S’il n’a pas intégré l’intelligence en lui-même, c’est très dangereux de faire confiance à l’intelligence parce qu’à ce moment-là, il va se mettre automatiquement en initiation. Donc l’être humain a deux façons de vivre sur la Terre, c’est mieux pour l’être humain d’être ignorant et de faire confiance à lui-même seul, avec ses petits moyens, que de se penser trop conscient ou trop dans la conscience de l’énergie et de faire confiance à cette énergie, et de souffrir, parce que l’être humain peut souffrir énormément de l’énergie, parce qu’elle est très puissante.

Donc l’être humain qui entre dans la conscience ou l’être humain qui devient conscient ou celui qui travaille avec l’énergie en lui-même ou qui vit de l’énergie en lui-même, doit apprendre constamment dans la vie à se protéger contre l’énergie, et pour se protéger contre l’énergie, il doit apprendre à ne jamais faire confiance à l’énergie, à ne faire confiance qu’à lui-même et en faisant confiance en lui-même il apprend lentement à intégrer l’énergie, c’est un processus qui est totalement un processus de super-imposition.
Moi je ne fais aucune confiance à l’énergie, je suis obligé, si l’énergie me crée des situations dans la vie où elle m’amène de la souffrance, je suis obligé éventuellement de mettre un arrêt à l’énergie, donc pour que je mette un arrêt à l’énergie il faut que je fasse confiance à moi-même !

Faire confiance à moi-même ça veut dire rééquilibrer les conditions du rapport entre l’énergie et mes propre corps, sans ça l’être humain deviendrait automatiquement une… il serait constamment manipulé par l’énergie, c’est ça l’intégration de l’énergie, l’être humain ne peut pas faire confiance à l’énergie, il doit se faire confiance à lui-même, plus il se fait confiance en lui-même, plus il absorbe de l’énergie, plus il absorbe de l’énergie et plus il apprend à contrôler l’énergie, parce que l’énergie étant très intelligente, passe ou crée des situations, où l’être humain réalise qu’il a fait confiance dans l’énergie puis là, il apprend à ne pas faire confiance à l’énergie, puis un jour et ainsi de suite, et puis un jour l’être humain ne fait plus confiance pas en total à l’énergie ! Quand il ne fait plus confiance pas en total en l’énergie, il est totalement centrique, il est totalement dans son énergie, dans son intelligence, il est totalement dans l’intégration de l’énergie avec ses principes, donc c’est l’intégration du cosmique avec le planétaire, parce que tout sert à l’énergie ! L’énergie se sert de n’importe quoi dans la vie de l’être humain pour rentrer.

Richard Glenn :
Mais là justement, le mot confiance vient en ligne de compte en parallèle avec la solitude, si tu fais confiance à quelque chose ou à quelqu’un, tu n’es plus en solitude, mais dès que tu apprends à ne plus faire confiance, mais à ne te fier qu’à toi-même, tu tombes dans la solitude…

Bernard de Montréal :
Non ! Quand tu fais confiance à quelqu’un, tu te donnes l’impression de nier la solitude, quand… l’être humain ne peut pas se permettre de faire confiance à quoi que ce soit ! Comme je l’ai déjà dit, il doit apprendre à ne pas croire, c’est très subtil quand je dis ça. L’être humain doit en arriver à être centrique, quand l’être humain est centrique à ce moment-là il échange avec l’être humain, mais il est totalement dans son essence, il est dans son identité.

Aussitôt que l’être humain fait confiance à quelque chose, même s’il fait confiance à l’énergie, ou c’est encore pire s’il fait confiance à quelqu’un, il s’assujettit à une condition de l’énergie, et éventuellement cette énergie-là fera éclater cette confiance-là, pour forcer l’être humain à une intégration totale de lui-même, l’énergie n’a qu’un but dans le cosmos, l’évolution des principes inférieurs de l’humain, l’énergie c’est sans personnalité, c’est pré-personnel, l’énergie c’est sans sentiment, l’énergie c’est de l’énergie, donc l’énergie c’est la fondation, c’est la base de toute l’organisations universelle à tous les niveaux, donc l’énergie si elle passe à travers les centres évolués de l’être humain, amène ces centres-là à se perfectionner, donc l’énergie dans son passage travaille toujours, mais c’est à l’être humain de savoir et de connaitre les limites qu’il veut bien s’imposer au niveau de la souffrance qu’elle crée, parce que l’énergie crée toujours la souffrance, l’énergie est toujours en mouvement, et elle crée toujours des conditions où l’être humain se fera prendre, puis se fera prendre et puis se fera prendre ! Alors l’énergie elle est intelligente, donc l’humain se fera prendre et se fera apprendre, se fera prendre, mais c’est en se faisant prendre qu’il ne se fera plus prendre éventuellement ! Quand il ne se fait plus prendre il ne fait plus confiance à l’énergie, il échange avec l’humain, il est autonome, il ne vit plus de solitude.

Richard Glenn :
Bernard, est-ce votre solitude qui vous pousse à communiquer aussi intensément votre connaissance Urantienne ? (Murmures dans le public)

Bernard de Montréal :
C’est plutôt mon plaisir, c’est plutôt mon plaisir, jusqu’à temps que je n’ai plus de plaisir, quand je n’aurais plus de plaisir je ne le ferais plus. Parce que ça fait partie de ma conscience créative, donc dans la conscience créative il y a un plaisir, mais si le plaisir disparaissait, autrement dit pour quelque raison que ce soit, que ce soient des raisons de fatigue ou quoique ce soit, à ce moment-là il y aura un arrêt. Si il venait un moment où je serais fatigué de parler de ce dont je parle, ou j’aurais besoin de parler d’autre chose c’est parce que la vibration serait trop basse dans mon mental, à ce moment-là, je serais obligé d’arrêter pour vivre une certaine expérience probablement, et puis pour en arriver à avoir une autre vibration pour faire d’autres choses.
Parce qu’il vient un point où on peut devenir fatigué de répéter et de répéter et de répéter des choses, même si elles sont d’une façon différentes, mais de répéter des choses qui ont été dites et suffisamment dites, alors éventuellement on veut changer de palier, mais on ne peut seulement changer de palier que quand on a subit certains changements vibratoires, donc ça, c’est lié à l’énergie, ça fait partie du plan de vie de l’être humain, alors il y a un plaisir d’en parler, il y a un plaisir de parler parce que c’est créatif, mais lorsque le plaisir disparaît c’est un signe que c’est temps d’arrêter de parler.

Richard Glenn :
Et ici, il était bien marqué de communiquer intensément votre "connaissance Urantienne". Qu’est-ce que vous en pensez ?

Bernard de Montréal :
Ma connaissance Urantienne ? Ma connaissance Urantienne…
Ma connaissance Urantienne ?

Richard Glenn :
Oui…

Bernard de Montréal :
Ma connaissance Urantienne…
Si ma connaissance est Urantienne, c’est intéressant… c’est intéressant, mais je n’ai jamais pensé à ça, je ne pense pas ! Mais tout ce que je sais, c’est que… ma connaissance… ma connaissance… la connaissance… ma connaissance ? (Amusements dans la salle)
En tout cas, ce que je dis si c’est Urantien ben tant mieux, et si ça ne l’est pas, tant mieux.
Mais d’un côté ou de l’autre, ça ne change rien à ma connaissance ! Ça change rien la qualité ou le qualificatif, qu’est-ce que voulez que je vous dise ? Je suis Urantien ?
Ça ne change rien à la couleur de ma cravate.

Richard Glenn :
En tous cas vous avez l’air de savoir de quoi il s’agit quand on parle d’Urantien, j’aimeriez que vous me définissiez ce que veut dire une connaissance Urantienne ?

Bernard de Montréal :
Ah là vous me demandez une question !
Je peux vous en parler. (Rires du public)
Urantien veut dire tout ce qui se rapporte à l’évolution du cosmos terrestre, vous savez, la Cosmogénie d’Urantia ce n’est pas la fin c’est le début de la connaissance, alors il y a des humains sur la Terre, moi j’en suis peut-être un, il y en a peut-être d’autres, où la connaissance commence après la connaissance Urantienne, moi je ne suis pas intéressé par la connaissance Urantienne, parce que la connaissance Urantienne est déjà connue, moi j’étais intéressé par ce qui n’est pas connu et pour être intéressé à ce qui n’est pas connu et bien il faut que tu parles, et si quelqu’un me demande « Ben mais qu’est-ce que c’est là ? » et bien je parle, c’est en parlant que j’apprends ce que je sais, je ne peux pas penser, donc la connaissance Urantienne pour moi c’est une connaissance qui permettra à l’humain de demain, à l’humain plus évolué, l’humain plus ésotérique, l’humain plus occulte, l’humain plus philosophique, l’humain plus intuitif, l’humain plus sensible, l’humain… l’humain nouveau, ça permettra à cet humain-là, de comprendre les illusions des mots.

La fonction de la connaissance Urantienne c’est de permettre à l’humain de comprendre les illusions des mots, quand l’humain aura compris l’illusion de mots il rentrera dans l’énergie des mots, l’énergie des mots c’est l’énergie qui lui permettra de connaitre ou de vivre ce qu’on appelle la fusion, donc tant que l’homme va vivre la Cosmogénie d’Urantia, il va se meubler l’esprit, donc il va avoir un esprit Urantien, mais il ne pourra pas vivre la fusion. Quand l’humain va dépasser, quand il va voir la subtile illusion de la forme qui sert à apporter à la terre de l’énergie, il entrera dans l’énergie de la forme et c’est là que l’humain commencera à vivre la fusion.

Quand l’humain avancera dans la fusion il entrera dans l’infinité de l’énergie, donc il entrera dans l’infinité du mouvement de la Conscience Universelle, et c’est à ce moment-là qu’il découvrira au fur et à mesure, que lui en tant qu’outil créant sur le plan matériel cette énergie-là, il découvrira les mystères d’Urantia. Quand l’humain comprendra les mystères d’Urantia, la science de la psychologie, la science de l’évolution, la science de la matière, la science de l’animal, la science de la plante, la science de l’esprit, la science de l’âme, la science du temps, la science du magnétisme, la science du feu, la science de l’orbite terrestre, la science de la conscience de la Terre, la science de l’enfer, la science du ciel, la science de la limite du soleil, la science de la conscience du soleil, la science de l’esprit du soleil, la science de Dieu, la science de l’incorporation Dieu dans les différents royaumes qui nécessitent la concrétisation de l’esprit humain pour l’accès à ces royaumes, tout çà graduellement viendra à l’humain, donc, l’être humain rentrera alors dans la science cosmique.

Quand l’être humain rentrera dans la science cosmique il découvrira les différents aspects de la science cosmique et il pourra automatiquement intégrer l’énergie à son mental, à son vital, à son physique, à son astral et automatiquement il ne sera plus un être humain planétaire, il sera un être humain cosmique, donc à ce moment-là, il aura les clefs nécessaires pour transmuter la conscience de son atome mental, astral, vital, physique et il pourra se dédoubler, donc il pourra aller dans l’éther, quand il commencera à aller dans l’éther il pourra commencer pour la première fois à converser avec le son, il pourra à ce moment-là commencer à manipuler le son, en manipulant le son il deviendra un être créateur, il fera partie de la Hiérarchie, il instituera sur la Terre une nouvelles civilisation qui sera plus grande que celle des Atlantes, donc il perdra complètement la mémoire du temps, il pourra commencer à créer dans le temps, parce que l’éther c’est la création de l’être humain dans le temps, et à ce moment-là, l’être humain fera aussi partie de l’évolution, mais à ce moment-là la Cosmogénie d’Urantia cela n’aura pour lui aucune signification, donc la Cosmogénie d’Urantia c’est un livre qui est extrêmement important pour l’évolution psychologique, philosophique, spirituelle, occulte de l’être humain, mais ça n’a aucune importance pour l’être humain réel.

Richard Glenn :
Qu’est-ce qui a de l’importance pour l’être humain réel ?

Bernard de Montréal :
Pour l’humain réel ce qui a de l’importance c’est le passage de l’énergie dans ses corps, pour la transmutation de l’énergie, la codification de l’énergie et l’électrification de ses différentes cellules, afin qu’il puisse éventuellement se servir de la matière d’une façon créative.

Richard Glenn :
Et de quelle façon peut-il ouvrir les portes pour que l’énergie passe dans tous ses corps ?

Bernard de Montréal :
Les Portes, ce n’est pas lui qui ouvre les portes de l’énergie, les portes de l’énergie s’ouvrent au fur et à mesure qu’il entre en contact avec des idées qui viennent de la manifestation de l’énergie à travers certains humains sur la Terre, les portes s’ouvrent s’il est capable d’absorber le torrent de l’énergie, et il y a changement vibratoire dans ses cellules, il y a changement vibratoire dans son taux original, et éventuellement il est capable d’absorber une plus grande dose d’énergie, puis une plus grande dose d’énergie, et puis éventuellement il vit l’électrification de ses chakras, tant que humain n’aura pas connu ou ne vivra pas l’électrification de ses chakras il ne pourra pas réunir, il ne pourra pas faire la connexion magique entre les chakras de son système.

Les chakras, les 7 chakras de l’être humain doivent être interconnectés par un jeu de l’énergie, s’ils ne sont pas interconnectés par un jeu d’énergie, l’énergie ne peut pas passer du haut et descendre vers le bas pour entrer dans la matière, donc les seuls pouvoirs que l’humain sur la Terre peut avoir ce sont des pouvoirs astraux, ce ne sont pas des pouvoirs qui relèvent de l’éther, c’est-à-dire que ce ne sont pas des pouvoirs réels, c’est à dire que ça ne fait pas partie de la magie cérémoniale de l’être de demain.

Richard Glenn :
Et est-ce que ça pourrait faire partie de ce qu’on appelle la magie noire ?

Bernard de Montréal :
Ça fait partie de l’extension de la magie noire à travers les tribunes du haut astral du monde moderne. Le haut astral du monde moderne fait partie des hautes formes qui sont contrôlées par des intelligences déjà mortes, des intelligences en ascension, et ce sont des intelligences qui ont tellement de pouvoir, que l’humain est incapable de voir au-delà de leur intelligence, et tant que l’être humain n’est pas capable de voir au-delà des intelligences qui sont dans les hautes tribunes de l’astral, l’être humain n’est pas capable de faire la connexion électriquement entre ses chakras, donc il n’est pas capable de subir le choc de l’énergie, le passage de l’énergie qui passe de l’éther et qui vient directement dans la matière, donc l’être humain est assujetti dans certaines conditions à des tremblements, à du doute, à une confusion, il est incapable de vivre et d’être intègre et intégral, il est incapable d’avoir une identité, il est incapable d’être sur un plan maître de lui-même, sur un autre plan maître de lui-même et sur un autre plan maître de lui-même, il y a toujours un p’tit maître au-dessus de lui, et tant qu’il a un p’tit maître au-dessus de lui, lui il est simplement une créature du bon dieu, ou un disciple du p’tit maître ou du grand maître !

Mais que tu sois un disciple d’un p’tit maître ou d’un grand maître tu es un disciple pareil, si tu es un disciple tu n’es pas dans ton intelligence, tu es influencé par l’intelligence de l’autre, et si tu es influencé par l’intelligence de l’autre et bien tu ne connais pas les relations, les liens karmiques, les liens Atlantéens entre toi-même aujourd’hui et ce maître-là, mais à ce moment-là, ça fait partie de ton expérience, l’être humain doit en arriver un jour à être totalement autonome, centrique.

Richard Glenn :
Une autre question ici Bernard : Comment identifier la forme qui crée la solitude ?
Le karma ressenti derrière cette forme, et ce qui semble interminable, est ce qu’on voudrait bien pour vivre réellement, est ce.... Le supramental va peut-être me guider ?

Bernard de Montréal :
Je vais continuer là…

Richard Glenn :
Je vous suggère d’écrire vos questions en dactylo si possible… (Rires dans la salle)

Bernard de Montréal :
C’était quoi la question ? (Nouveaux rires)

Richard Glenn :
La question ici commence comme ça : Comment identifier la forme qui crée la solitude, le karma ressenti derrière cette forme…

Bernard de Montréal :
Ok, ok, ça marche, Il ne s’agit pas d’identifier la forme qui crée le karma, il s’agit de la détruire.

Les gens sont trop pognés (prisonniers) dans le karma, le karma là c’est rendu à un mot de passe, tu te casses une patte c’est du karma, ton enfant vient au monde il lui manque une patte c’est du karma, c’est tout du karma là ! Loi de la mémoire, mais ce n’est pas ça !
Mais le point n’est pas là, point du tout, il s’agit pour l’être humain de détruire les conséquences de ce qu’il appelle le karma, autrement dit il s’agit pour l’être humain de détruire les formes qui maintiennent en vigueur la mémoire, autrement dit il s’agit pour l’être humain de rendre son esprit puissant, c’est-à-dire de donner à son esprit la chance de se manifester dans sa vie de tous les jours.

Et pour que l’être humain permette à son esprit de se manifester dans sa vie de tous les jours pour qu’il soit bien dans sa peau, il faut qu’il mette de côté les formes qui polluent son mental et polluent son émotionnel, c’est aussi simple que ça, mais l’être humain quand il fait face aux conditions qui sont simples techniquement mais qui sont difficiles émotivement ou mentalement il a peur !

Il peur ! L’être humain a peur de détruire la forme, parce que la forme c’est devenu pour lui une condition psychologique, et puis souvent il y a des ramifications, il y a des liens à la forme, l’être humain a peur et c’est cette crainte-là qui doit éventuellement être éliminée mais pour qu’elle soit éliminée, c’est pas l’être humain qui doit causer ou créer les conditions, c’est la vie, parce que la vie est toujours évolutive, l’esprit est toujours là, l’esprit crée des conditions éventuellement qui font en sorte que l’être humain vit une crise et c’est dans la crise que l’être humain évolue, c’est dans la crise que l’être humain détruit la forme, tant qu’il n’est pas en crise il ne détruit pas la forme il en souffre, quand il est dans la crise et qu’il est assez conscient des lois de la forme, qu’il est assez conscient d’être manipulé par la forme et qu’il est assez conscient d’être assujetti à la forme, éventuellement il vient qu’il a une volonté, qu’il a une intelligence de plus en plus ferme, de plus en plus forte et là il met un terme à la forme et là il évolue et puis éventuellement la solitude se désagrège, là il n’y a plus de solitude, donc c’est très important que les gens arrêtent de penser en terme de karma, les Indous pensent en terme de karma et ils sont assis sur leurs fesses, et nous autres on commence à être de nouveaux Indous !

Le karma c’est un concept ! Et tous les concepts contiennent une forme, toutes les formes nous lient à une mémoire, ce qui est réel dans l’humain c’est sa volonté créative, c’est son intelligence créative et son amour éventuellement réel, c’est tout ça qui est réel dans l’humain, c’est la partie réelle de l’être humain. Ce qui empêche la manifestation de ça : c’est une forme ! Si ça crée la solitude faut que l’être humain la détruise, mais l’être humain a peur de détruire la forme, il reste prisonnier de la forme, et puis il peut rester prisonnier pendant des années de temps jusqu’à tant qu’il souffre assez là, qu’il en ait assez là, plein le cass’ là (contraction de plein le casque - en avoir assez) d’être solitaire, de vivre une solitude-là, que si quelqu’un un soir l’appelle et lui dit « Bon ben Jean Paul viens-tu au bowling ? Ou viens-tu à l’expo ? » Il dit : « Oui j’y vais là ! » Là il se donne un coup de pied dans… ici là… et puis il y va, et il s’ajuste, une autre fois il y va et puis il s’ajuste, éventuellement même il commence à trouver que c’est le fun d’aller à une expo, c’est comme ça que ça marche…

Richard Glenn :
Mais que ça marche c’est justement le problème…

Bernard de Montréal :
Ça marche !

Richard Glenn :
Tout le monde se retrouve au stade puis les expos sont éliminées et là c’est le grand découragement…

Bernard de Montréal :
Quand tout le monde sera conscient et que tout le monde sera au stade, il n’y aura plus d’expo. (Rires dans la salle)

Richard Glenn :
La solitude amène au suicide, mais que penser de celui qui a tellement peur de la mort, qu’il ne peut accepter la solitude ?

Bernard de Montréal :
Il se suicide ou il ne se suicide pas ? (Rires du public)
Il faut que tu te décides dans la vie t’sé ! (Abréviation de tu sais)

Richard Glenn :
Et puis l’autre qui s’est suicidé et puis après il le regrette… (Rires du public)

Bernard de Montréal :
Ah mais ce n’est pas drôle !
Il y en a qui se suicident et puis ils regrettent de l’avoir fait une fois qu’ils sont arrivés de l’autre bord, mais il est trop tard !
Il y en a ben un qui se suicide, et puis rendus là-bas il a dit « Ouais, j’ai fait une gaffe… » Hé il est trop tard et puis d’un seul coup il voudrait revenir encore à la Terre… hé ? Ce n’est pas un cadeau !

Richard Glenn :
Ceux qui ne se suicident pas, est-ce qu’ils reviennent dans la matière aussi ou… ?

Bernard de Montréal :
Ca dépend, s’ils en arrivent éventuellement à une conscientisation de leur être ils n’iront pas, ils ne retourneront pas à l’astral, ils auront une continuité de conscience ces êtres-là, c’est ça la nouvelle évolution.

Richard Glenn :
Parce que derrière les doctrines ésotériques, on sait bien que ça vaut, ce que ça vaut l’ésotérisme, mais derrière les doctrines ésotériques on dirait qu’on attend la fin des temps pour pouvoir être tous capables d’échapper au karma terrestre.

Bernard de Montréal :
Les doctrines ésotériques ne sont pas fausses. Les doctrines ésotériques ne sont pas fausses, c’est que les doctrines ésotériques ne se comprennent pas réellement, elles se comprennent philosophiquement.
La seule différence entre moi et les doctrines ésotériques, c’est que moi je détruis la forme de la doctrine pour laisser passer l’énergie, ça fait une différence.
Il y en a de remarquables doctrines ésotériques qui sont très intéressantes, qui sont intelligentes, qui sont prophétiques, qui sont intuitives, qui sont psychiques, qui sont d’ordre du futur, mais le point n’est pas là, le point est que l’être humain doit rentrer dans son énergie pour pouvoir bien comprendre sa relation avec l’évolution future, sans ça il va toujours rester accroché, prisonnier des doctrines ésotériques, il y en a qui font de l’ésotérisme depuis 40 ans, 50 ans, hé ! C’est long 50 ans d’ésotérisme, tous ceux-là tu pourrais leur donner un doctorat et puis plus ils font de l’ésotérisme et plus ils se dé-balancent, là, c’est plus un doctorat qui faut leur donner, là c’est un docteur ! (Rires du public)

Richard Glenn :
Mais il y a des docteurs là… Je pense à une autre question ici, parce que quand je manque d’inspiration, je m’en sauve… Pourquoi un être qui a un comportement alcoolique, il est peut-être aussi alcoolique, souffre constamment de solitude ?

Bernard de Montréal :
C’est intéressant ça, d’ailleurs j’ai l’intention de faire un livre sur l’alcoolisme un jour.
L’alcoolisme, les êtres qui sont l’alcooliques sont des êtres qui ont une grande sensibilité, et ils ne sont pas capables de contenir l’énergie dans leur plexus solaire, c’est ça qui les mène à l’alcoolisme, ils ont une grande sensibilité ces êtres-là, et l’alcoolisme ça leur permet de balancer ça, mais ce qui arrive c’est qu’ils vont trop loin, donc ils deviennent alcooliques, parce qu’ils ont une grande sensibilité et le problème des êtres qui ont une grande sensibilité c’est qu’il leur manque de la volonté, donc si tu es sensible et que tu as de la volonté tu peux prendre un gin tonic mais tu vas en prendre un, deux ou trois, mais si tu es sensible et que tu n’as pas de volonté tu vas en prendre cinq, six ou sept, puis huit, puis neuf, là à ce moment-là tu deviens alcoolique.

Donc le problème des alcooliques, les gens qui sont alcooliques, moi j’en ai rencontré beaucoup et ce sont des êtres sensibles, et ce sont des êtres qui souffrent de leur sensibilité, qui ne sont pas capables de contenir leur sensibilité, donc l’alcool devient pour eux une balance, un équilibre, mais c’est une balance qui détruit le corps physique et qui éventuellement crée en eux un débalancement du corps astral tel qu’ils ne sont plus capables de se servir de leur esprit avec la même agilité qu’ils avaient avant , donc qu’est-ce qui se crée dans leur mental ? Il se crée de plus en plus d’imagination, de réflexions, donc l’être humain devient de plus en plus un être qui s’intériorise au lieu de s’extérioriser, il s’intériorise, en s’intériorisant, il crée la solitude.
L’intériorisation, le phénomène d’aller en dedans de soi - ça c’est bien ce titre là - quand tu vas trop en dedans de toi même tu te crées une coque, tu te crées comme une petite maison, alors si tu prends un p’tit gin ou quatre p’tits gin dans ta petite maison, éventuellement tu te sens pas mal bien, parce que là, dans ta petite maison-là, tu peux te créer n’importe quel fantasme que tu veux, et puis ça, ça devient pire, puis pire et éventuellement tu te coupes avec le monde extérieur, c’est là la solitude de l’alcoolique.

Richard Glenn :
Pourtant c’est curieux, parce qu’il y en a souvent qui prennent un verre ou plus, pour pouvoir justement avoir la facilité de communiquer avec les autres

Bernard de Montréal :
Ah oui, mais ça ne dénie pas ce que je dis, c’est simplement un mouvement de l’extérieur pour contrebalancer ce que je dis. Ils souffrent tellement de cette intériorisation-là qu’ils prennent un scotch pour le sortir ! Pour en arriver à sortir de ça !
Il y a une partie des autres… les gens qui sont alcooliques ce ne sont pas tous des idiots ! alors ils veulent sortir de cette condition-là, donc ils pensent qu’en prenant un verre ils vont sortir de cette condition-là, et puis ce n’est pas nécessairement vrai, parce que déjà ils n’ont plus de mémoire, c’est-à-dire qu’ils n’ont plus de volonté, ils n’ont pas assez de volonté, donc s’ils manquent réellement de volonté parce qu’ils sont très, très sensibles, et qu’ils ne sont pas capables d’aller au-delà de leur condition psychologique, éventuellement ils ne pourront plus le faire ce mouvement-là, ils ne pourront plus le faire, ils vont s’intérioriser.

Un alcoolique qui prend une p’tite shot (prendre un petit coup) pour déjà essayer de s’extérioriser c’est déjà un bon mouvement, mais si il s’extériorise avec des gens qui sont suffisamment intelligents et qui ont suffisamment d’énergie, éventuellement il pourra sortir de son alcoolisme puis changer la condition qui balance son corps astral avec une autre, peut être que ce sera une parole créative, alors si il rencontre des gens qui ont… mais s’il rencontre un autre gars qui a de la bouteille, comprends tu… (Bernard de Montréal imite un ivrogne qui parle) il est évident qu’on va finir comme ça la soirée, mais il est évident qu’on ne va plus nulle part !
Mais s’il rencontre des gens avec lesquels ils sont capables de parler créativement, la bouteille elle va diminuer, puis elle va diminuer et puis éventuellement ils vont lâcher la bouteille !
Moi j’en connais un parmi mes séminaristes qui est un alcoolique, il prenait une shot puis une grosse shot, là il prend moins de shot, et moins il boit du scotch et plus il parle à table, alors c’est parfait.

Richard Glenn :
Vous n’êtes pas sa femme…

Bernard de Montréal :
Pardon ?

Richard Glenn :
Vous n’êtes pas sa femme.

Bernard de Montréal :
Ben non je ne suis pas sa femme.

Richard Glenn :
Peut-être qu’elle aimait mieux le verre que la parlotte…

Bernard de Montréal :
Non il a changé là ! Il a changé le verre pour la parole, et puis la parole créative, la parole consciente, c’est très fort, ça l’a sorti, ça l’a sorti, ça l’a sorti… alors, mais il y a des organisations comme les AA, (Alcooliques Anonymes) qui font un travail, qui ont beaucoup d’expérience psychologique au niveau de l’alcool et ça aide beaucoup de monde.

Richard Glenn :
Ça revient encore, à la fameuse formule dans la première heure où on parlait des génies, parce que très souvent les gens qui sont géniaux en peinture, en musique, en écriture, ils ont eu souvent, on en voit, qui ont eu des problèmes d’alcoolisme…

Bernard de Montréal :
Oui parce que souvent les génies sont obligés de vivre leur état psychologique ou leur état de sensibilité, seuls. Vous savez les génies, un génie qui communique son idée à quelqu’un de normal, l’autre dit « Oh tu es capoté ! Tu es un génie, donc t’es capoté ! » Les génies sont toujours capotés vis-à-vis de nous autres, alors que le gars qu’est-ce qui se produit ? Il souffre !
Si ça, ça donne que dans sa vie il est capable de faire reconnaître son génie, là il ne souffrira plus.

Einstein quand il a fait sa théorie de la relativité, et puis que ça a été étudié-là par tous les gros bolles (personnes cultivées, intelligentes) qui ont dit « Oui, ça a bien du bon sens-là ton équation » et bien là ça marche, mais imagine-toi si Einstein s’était pogné avec ça jusqu’à la fin de sa vie, il aurait capoté !
Regardez Nietzsche, Nietzsche c’est un exemple, malgré qu’il avait des facteurs physiques, physiologiques qui l’ont amené à l’insanité, mais Nietzsche dans sa compréhension philosophique, dans certaines choses qu’il dit, a dû vivre ça seul !
Le problème des génies, c’est que souvent ils n’ont pas d’oreilles dans le monde pour les écouter, aujourd’hui ça change-là, parce qu’un homme qui est génial aujourd’hui, qui va mettre sur pied quelque chose d’extraordinaire, souvent il va être repêché dans le monde par des multinationales pour faire des milliards, lui il finit toujours dans le trou, anyway, mais au moins il est reconnu, une fois qu’un génie est reconnu, il est bien ! Mais quand tu es un génie et que tu n’es pas reconnu, c’est toffe, c’est très toffe ! (Ardu, difficile)

Richard Glenn :
Je ne veux pas vous envoyer des fleurs Bernard, mais j’ai l’impression qu’il y a plusieurs années de ça, quand vous avez commencé à parler et puis que les salles ont commencé à se remplir, c’était un "tout ou rien", c’était ou un Bernard à St Jean ou un autre Bernard avec un public qui le suivait, parce qu’au début, s’il y en a un qui s’est fait critiquer en public c’était bien Bernard de Montréal, on disait : -« Il est capoté ce gars-là, il ne sait pas ce qu’il dit » ça a pris du temps avant qu’on commence à comprendre Bernard, finalement comment est-ce qu’on se sent quand on est écouté et quand on a des oreilles quelque part ?

Bernard de Montréal :
Comment est-ce qu’on se sent quand on est écouté ?

Richard Glenn :
Oui

Bernard de Montréal :
Quand on est écouté… comment est-ce qu’on se sent quand on est écouté… je ne sais pas moi comment est-ce qu’on se sent… on parle plus… je sais pas.

Richard Glenn :
Parce que vous avez déjà dit que de parler à des murs heu…à un moment donné un gars il s’ennuie de parler à des murs.

Bernard de Montréal :
Oui mais moi j’ai toujours eu l’attitude… moi j’ai toujours eu l’attitude personnelle que… d’abord j’ai toujours dit au monde ne me croyez pas, et ça, ça a été mon point de départ, si vous me croyez vous allez capoter parce que ça ne se comprend pas ce que je dis, ça se sait. Donc en disant au monde ne me croyez pas au moins on était libre, le public était libre, et moi j’étais libre, en disant au monde vous comprendrez ou vous comprendrez quand vous le saurez, quand vous le saurez-vous comprendrez c’est bien simple mais ça ne se comprend pas au niveau de l’intellect, ne me croyez pas parce que si vous me croyez, à ce moment là vous allez créer des formes et là ça va devenir une religion et là je vais devenir un guru ou un Mazu, quelque chose-là, (Mazu : Divinité chinoise passant pour avoir passé sa vie à aider ses semblables) et puis je ne veux pas ça, parce que moi j’aime ça porter une cravate, je ne veux pas porter des robes longues et puis avoir des talons (Rires dans la salle) alors aujourd’hui naturellement il y a plus de monde et puis tout ça, mais c’est normal…

Richard Glenn :
Le temps file très rapidement et puis il y a des gens qui optent maintenant pour, j’oserais dire, les doctrines de Bernard de Montréal ou en tout cas la façon de penser de Bernard de Montréal, mais à certains égards elle est très opposée au message du Nazaréen qui lui disait : « Je suis la voie, je suis la vérité, je suis la vie, que celui qui m’aime me suive » Vous, vous dites : Lâchez moi tranquille là, je vais aller boire mon coke (coca cola) chez Eaton…

Bernard de Montréal :
Ouais… mais oui, mais il faut considérer le temps… 
Le Nazaréen c’est un initié qui parlait à un peuple dans un certain temps qui n’avait pas la psychologie d’aujourd’hui, aujourd’hui… imagine-toi aujourd’hui qu’un gars arrive sur la scène mondiale et puis qu’il dit : « Je suis la vie, la vérité… » Bon, les gens vont lui lancer des tomates ! T’imagines tu l’arrivée de Johnny Carson-là, je suis la vie, la vérité, la voie ?
Tu ne peux plus parler de même aujourd’hui, dans ce temps-là ça se parlait dans ce temps là, parce dans ce temps-là les gens étaient très simples, dans ce temps-là l’humanité n’avait pas été amenée au stade de la confusion philosophique, dans ce temps-là, l’humanité était au stade de la compréhension spirituelle des aspects occultes de la vie, à travers des paraboles.

C’est pour cela que… et puis encore tu vous qu’il s’est fait accrocher par… comment ils s’appellent ? Les Romains, pareil ! Mais aujourd’hui tu ne peux pas, les temps changent ! La psychologie change ! Tu ne peux pas parler de même, ça ne tient pas debout, dans ce temps-là ça tenait debout, si le Nazaréen venait dans le monde aujourd’hui il ne parlerait pas de même, il ne pourrait pas parler de même, d’abord il aurait un autre mental, il aurait une autre personnalité, il ne pourrait pas parler de même, les temps changent, tu parles selon les temps, mais veux-tu parler en paraboles aujourd’hui ?

On perdrait du monde… il aurait raison… les temps changent, aujourd’hui tu es obligé de dire au monde, tu es obligé de parler au monde, tu es obligé de dire au monde ce que tu es capable de dire, et puis de laisser ça là… si ça a du bons sens, le monde va le réaliser un jour, et puis si ça a pas de bons sens, et bien ils vont fermer le livre ! On n’est plus au stade de l’endoctrinement !
On est à un nouveau stade, c’est pour ça que le Nazaréen quand est venu, il est venu pendant l’involution, il est venu pour des raisons occultes que l’être humain ne connaît pas, il est venu pour ouvrir les circuits Universels, donc automatiquement, le travail qu’il a fait dans ce temps-là et le travail qu’il ferait aujourd’hui ça seraient deux travaux totalement différents, totalement différents, et puis le langage serait différent, donc on ne peut pas comparer deux époques.

Aujourd’hui les gens qui parlent… les gens… les speakers whore ever, (ceux qui se prostituent… ) ceux qui ont de la jasette-là, ceux qui ont quelque chose à dire sans… le parlent selon une autre vibration, mais l’être humain aujourd’hui entre dans un cycle nouveau d’évolution, donc on ne peut plus se laisser imposer des paroles au niveau de la croyance : Je suis la vérité, la vie…
Qu’est-ce qu’il a dit ? Je suis la voie, la vérité, la vie… c’était bon dans ce temps-là !
Aujourd’hui c’est plus bon ! Mais ça a servi de réflexion pour les humains pendant des siècles de temps, ça a créé une religion, c’est très important qu’on ait dans le monde Occidental une religion pour contrebalancer les éthers astraux des Bouddhistes, les éthers astraux des Mahométans, et puis les éthers astraux éventuels des témoins de Jéhovah et ainsi de suite, pour qu’il y ait un équilibre dans les éthers astraux, donc la religion catholique était très, très importante, pour lier, pour créer une cohésion en Europe, il y a bien des raisons ! Ça va loin la religion !

Mais, aujourd’hui, puisqu’on entre dans un nouveau cycle où l’être humain pour la première fois, est capable de rentrer dans son intelligence, autrement dit de devenir intelligent par lui-même, sans passer par l’extérieur, tout en comprenant l’extérieur, il est évident qu’un humain, un initié, à quelque niveau que ce soit, ne peut pas arriver dans le monde pour dire… moi je veux vous dire une chose Richard, il y a des gurus qui viennent des Indes-là, et puis ils sont bien fins et puis tout ça, tu sais, et puis s’ils font un travail constructif qui est réactif, ça se sent, Maharishi Yogi c’est un exemple, il a fait un travail réellement terre à terre mais au niveau de la méditation là, et puis ça c’est très bon pour le monde Occidental, c’est un grand travail qu’il a fait, mais il y a bien des gens à l’intérieur du cercle de Maharishi Yogi qui ne comprennent pas ! Qui ne comprennent pas le Maharishi Yogi, qui ne comprennent pas… ils sont bien plus pognés dans la forme que lui, tsé ! Et puis il y a d’autres gurus-là qui viennent des Indes en 747 là, et puis qu’y t’envoient de l’eau de rose d’un gros amphithéâtre, et puis qui sont la lumière et puis la vie et tout ça là… !
Moi je ne peux rien dire contre le monde ! Moi je ne suis pas dans le monde pour dire : « Bon, ben écoute, lui tu le crois et puis lui tu ne le crois pas, et puis lui il est fin, et lui il l’est pas fin, » c’est pas ça mon job !

Ce que je fais dans le monde, c’est simplement pour dire au monde :
« Apprenez à vous protéger contre le mensonge ! » Parce que le mensonge, même ceux qui sont dedans ils ne le savent pas, alors quand les gens sont dans le mensonge et puis qu’ils ne le savent pas, toi tu es bien pogné ! S’ils savent, ben à ce moment-là ils ont leurs raisons, ils comprennent, si tu comprends les Lois du mensonge cosmique, moi je m’en sers des lois du mensonge cosmique, tout le temps, moi il n’y a rien, il n’y a peut-être pas un humain sur la Terre, qui est plus capable que moi de se servir de la forme et de créer le mensonge cosmique pour amener l’être humain à une autre étape d’évolution pour détruire tout ça ! Moi je détruis tout ce que je fais anyway, je dis quelque chose et puis je le détruis, je dis quelque chose et je le détruis, je dis quelque chose et je détruis… quand les gens sont arrivés au niveau vibratoire, l’autre qui croit pas en tout ce que je dis, là je suis content ! Ça C’est ce que je fais ! Pour que les gens rentrent dans leur énergie.

Mais si les gens sont pris dans le mensonge cosmique et ne le comprennent pas, ils ne réalisent pas les lois du mensonge cosmique, à ce moment-là, ceux qui viennent après eux peuvent être dans de beaux draps ! C’est ça ! Il est là le conflit entre ma personne si tu veux-là, ma personne, et tout ce qui se passe ésotériquement dans le monde. Donc les maîtres qui connaissent et qui comprennent les lois du mensonge cosmique, vont travailler automatiquement en fonction de l’élévation de l’intelligence de l’être humain, non pas en fonction de l’abrutissement de l’intelligence de l’être humain pour que cette intelligence-là, soit éventuellement pour une raison ou une autre, même si c’est une raison spirituelle, dominée !

Il ne faut pas que l’être humain soit dominé, l’être humain est rendu intelligent, on est préparé, on a passé toutes les évolutions, toute la progression des involutions, aujourd’hui on est capable de créer des cerveaux électroniques, donc on n’est plus des yoyos, mais il y a un domaine où on est facilement "enyoyoté" : c’est l’ésotérisme, la spiritualité, l’occulte.

Donc moi, de ma part à moi-là, mon combat dans le monde si tu veux, mon combat, mon travail-là c’est ça : c’est de dire on est ben intelligent, on est capable de créer des cerveaux électroniques, mais on ne sait pas jusqu’à quel point notre propre cerveau peut être contaminé par d’autres conditions ! C’est ça mon travail, c’est simplement ça, et puis je dis au monde mais ne me croyez pas, parce que si vous me croyez, à ce moment-là vous faites exactement ce que je ne veux pas que les gens fassent ! Je dis au monde, l’être humain est fondamentalement intelligent, mais il y a trop en lui d’émotion et d’intellect pour qu’elle passe cette énergie-là, donc je détruis les formes, puis je détruis les formes, puis je détruis les formes, je dois toujours les détruire les formes mes livres qui vont sortir vont créer un cataclysme dans le monde, sur le plan psychologique, ça va être écœurant, et puis, ça va être pourquoi ? ben j’va m’cacher dans ce temps-là, ben tu penses pas… (Rires du public) mais ça va être pour détruire des formes, pour que les gens en arrivent à être totalement dans leur intelligence.

Quand l’être humain sera dans son intelligence, il pourra comprendre les formes. Les formes il y en aura toujours des formes, il y en aura toujours des formes, mais faut les comprendre, faut les voir, il faut voir à travers, quand l’humain voit à travers les formes il est correct ! Il n’est plus affecté, t’es plus affecté ! T’es bien, c’est là que t’es bien dans ta peau, mais c’est long, parce qu’on a de la mémoire, et on pense, et ce n’est pas un cadeau de penser, moi je ne voudrai pas penser une minute, Terrible ! Plus on pense et plus on se crée des formes, c’est un cercle vicieux jusqu’à temps que l’on réalise que notre pensée, les lois de notre pensée-là que j’explique souvent de temps en temps-là, et puis quand on est capable de faire confiance à notre énergie, à notre intelligence, c’est là qu’on commence à détruire les formes de notre pensée et puis de notre émotion, et puis c’est çà l’initiation solaire si tu veux donner un mot à quelque chose-là, bon ben c’est ça l’intégration de l’être humain, c’est ça l’évolution future de l’être humain, et ceux qui vont vibrer là, tout ça, ceux qui vont rentrer dans cette évolution-là, ils n’ont pas le choix, ce sont des gens marqués, ils ont déjà la résonance !

Si tu mets un cristal sur la table, et puis que tu fais vibrer le cristal sur la table, il y a déjà la vibration, ce qui fait que tu prends ta clef, tu frappes le cristal il va vibrer, c’est automatique il y a vibration ! Alors si le cristal dit : moi je suis chanceux, je suis plus évolué que l’autre cristal, là, à ce moment-là il va diminuer sa vibration. On a tous une vibration, toi tu as une vibration, moi j’en ai une vibration, et puis si ça passe cette énergie-là, ça fait vibrer ce qu’on appelle notre conscience, on va expliquer ça la conscience un jour, c’est comique ça c’est un autre mot, ça veut rien dire, mais un jour on va expliquer ça… mais quand on va pouvoir vibrer au niveau de nos corps subtils à l’énergie cosmique, on aura une conscience cosmique, donc on comprendra n’importe quoi, tout se comprend.

Richard Glenn :
Ça sera le thème de notre prochaine rencontre : la conscience, il me reste une question ici Bernard, peut-être pour finir en beauté sur la solitude, pourquoi les gens vivant près de la nature, à la campagne parlent très rarement de solitude ?

Bernard de Montréal :
Les gens qui vivent dans la nature et à la campagne ont plus de possibilité de balancer leur corps astral, ils sont moins confinés à des espaces psychologiquement conditionnés par la compression sociologique des grandes villes, il y a la vache dans le champ, il y a le chien, il peuvent parler au chien, il peuvent parler à la vache, il peuvent aller chercher une pomme, ils peuvent tomber en amour avec la pomme ! Tu sais il y a tout ça, il y a tant d’aspects dans la vie rurale qu’on n’a pas en ville, l’espace est plus vaste, il y a moins de limitations psychologiques sur l’être humain, le corps astral peut se manifester plus librement, heu… Tu parlais de claques pour faire coucher un chien ?
Tu ne peux pas faire ça rue Ste Catherine ! (Rires dans la salle)

Y a toutes sortes de choses… l’être humain à la campagne a tendance à s’ennuyer moins que l’être humain de la ville mais c’est subtil ! Parce que l’être humain de campagne pour qu’il s’ennuie moins il faut qu’il soit actif, tandis que l’être humain de la ville, il peut très bien prendre le métro et puis aller au forum, il ne sera pas actif, il va être passif mais il y a tellement d’énergies qui vont le bombarder qu’il ne s’ennuiera pas, c’est certains du forum qui vont s’ennuyer, c’est comme quand tu vas au vue, (au cinéma) ça marche quand tu vas au vue, tu t’ennuies pas tu penses pas, ça rentre, comprends tu ?
Mais aussitôt que tu sors du théâtre, là tu t’ennuies, parce que le gars est tombé en amour avec la fille, et puis toi t’es tout seul ! (Rires dans la salle)
Pendant que tu vivais le film, il y avait un processus d’osmose, il y avait une sympathie entre toi et puis la fille, t’sé, le gars tu t’en occupais pas, il n’y avait pas de jalousie dans le théâtre, mais c’est quand tu sors et puis que tu es obligé d’aller chez Burger King manger un burger, je te jure que là… là, et puis tu as encore la mémoire du film, si t’avais pas la mémoire du film ce serait correct, tu n’aurais pas l’émotion du film, mais comme tu n’as pas la mémoire du film et bien tu t’ennuies !

Et puis y en a qui sortent du théâtre et qui ont les mouchoirs, et puis toi tu essaies, parce que l’ennui de la ville et puis l’ennui de la campagne c’est différent, il y a des gens en campagne qui s’ennuient mais les gens à la campagne s’ils sont ruraux de nature, s’ils sont capables de vivre là, et bien ils vont se créer un environnement qui est moins fluctuant qu’en ville, donc ils ont plus de chance de se stabiliser émotivement qu’en ville, tandis qu’en ville si tu perds ton job, si tu perds ta femme, ton mari, si t’es toute seule, ou si tu as un gros nez-là t’sé, et puis chaque fois que tu rencontres le gars il te dit « Maudit que tu as un gros nez ! » t’sé, mais à ce moment-là il faut que tu changes la condition de ton nez, vas te faire opérer, changes ton nez, et puis le gars quand il va la revoir il va être content, là il va te marier, t’sé faut changer la forme ! (Rires dans la salle)

Parce que… faut changer la forme, par contre tu peux rencontrer quelqu’un qui va dire : « Tu as un gros nez mais c’est pas grave, tu as une belle intelligence, tu as de beaux sentiments » ça dépend qui tu rencontres, si tu rencontres un gars qui est bien faussé et puis qui se regarde dans le miroir tous les jours et qui est pas mal beau et puis toi t’as a un gros nez et bien c’est évident que toi tu vas être obligée de changer ton nez !
Mais si tu rencontres un gars qui est bien ordinaire mais qui a un grand esprit, un grand intérieur, et qui voit ton nez il ne verra même pas ton nez, à ce moment là et bien tu peux faire des petits qui n’auront pas de nez ! (Rires dans la salle)

Richard Glenn :
C’est là-dessus qu’on va se laisser Bernard, le mois prochain j’ai l’impression que ça va s’intituler la conscience. Merci Bernard de Montréal.

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