Bernard de Montréal

Richard Glenn

Maux de tête, mots d’esprit

Richard Glenn :
Avril 1983, le thème de la conférence avec Bernard de Montréal s’intitule : Maux de tête, mots d’esprit.
Faudrait peut-être rappeler à notre public, qu’au cours du mois qui vient de se terminer, nous avons accueillit Abigaïl, kabbaliste, et dans la tradition ésotérique la Qabale hébraïque, comme la Qabale orientale, fait appel à l’utilisation de certains mots, de formes et de mots de pouvoir, qu’à l’utilisation de certains termes, le Monde Invisible réagit, nous avons parlé du plus grand initiateur de tous les temps qui se nomme Jésus-Christ, Iéshoua, le Christ, comme étant le Verbe incarné, et on sait l’importance du verbe encore à notre époque, avec l’influence d’Adolphe Hitler sur le peuple, et au Québec, nous avons un Bernard de Montréal qui, strictement avec son verbe, assez original, déplace des foules et atteint même au cœur de l’être ; Bernard de Montréal, vous nous avez pourtant déjà dit : « Les mots n’ont pas de valeur », comment concilier ces deux options ?

Bernard de Montréal :
Quand on parle des mots, quand on parle du verbe ou des mots, on parle des mots employés par l’être humain inconsciemment, ou on parle des mots employés par l’être humain consciemment, si l’humain est inconscient, s’il se sert des mots en fonction de son Ego, de son intellect, les mots qu’il utilise sont inconscients, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de pouvoir, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas enracinés dans son esprit, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas suffisamment de luminosité pour tracer un chemin à travers la couche astrale qui entoure l’Ego, les mots n’ont pas le pouvoir de déchirer l’Astral, ils n’ont pas le pouvoir de se servir de la forme, ils n’ont pas le pouvoir de permettre à l’être humain de se servir de la forme sans être attachés à la forme.
Donc chez l’être inconscient, chez l’être planétaire, chez le non initié dans le passé, les mots ont toujours été des formes qui étaient imbues d’émotions et d’intellect, autrement dit, dans le mot il y a deux vibrations, il y a une vibration astrale émotive et il y a une vibration mentale inférieure, et un mot qui n’est pas "vibrant" - c’est-à-dire qui n’est pas le produit du mouvement de l’énergie à travers le mental - n’a pas de puissance. Il a une capacité, il a une fonction psychologique mais il n’a pas de puissance, pas de pouvoir, c’est-à-dire qu’il ne peut pas créer dans l’être humain, une division, entre sa réalité subjective et sa réalité objective, il ne peut pas faire passer à travers l’Ego, suffisamment d’énergie pour briser la forme à laquelle l’Ego s’attache pour sa survie émotionnelle et mentale, donc dans le passé, au cours de l’involution, les mots parlés inconsciemment - d’ailleurs je dis souvent dans mes séminaires, je dis : « L’être humain sur la Terre ne parle pas, il jase », très peu d’êtres humains sur la Terre parlent, très peu, très peu, il y a des milliards d’humains qui jasent…

Donc sur la planète aujourd’hui, ce que nous avons c’est du babillage à l’échelle planétaire, et nous savons ce que cela crée du babillage, cela crée de la cacophonie, cela crée de l’interférence, les Egos se servent du babillage pour se cacher derrière les formes, donc cela crée de l’hypocrisie, autrement dit, pour que l’être humain puisse parler… parler cela fait partie du domaine de l’esprit, cela ne fait pas partie du domaine de l’Ego, c’est toujours l’esprit qui parle à travers l’être humain, mais l’être humain est tellement inconscient, que son esprit à beaucoup de difficulté à passer à travers, donc automatiquement l’être humain est incapable de se servir des mots créativement, il est incapable de servir de l’énergie dans les mots et l’énergie des mots, c’est l’esprit.

Qu’est-ce que c’est un mot ?
Un mot c’est un véhicule pour l’esprit, c’est à travers les mots que se déplace l’esprit dans le temps. L’Esprit… Pourquoi la communication est si fondamentale dans le Cosmos ?
Pourquoi la communication est si vitale ? A tous les niveaux ! Que ce soit au niveau télépathique ou simplement au niveau mécanique.
Parce que la communication, c’est un phénomène de transport d’énergie dans le Cosmos, la communication c’est la phénoménalisation la plus fondamentale du phénomène de transport dans le Cosmos, donc les mots sont des systèmes de transport pour l’esprit, et un jour, l’être humain découvrira, lorsqu’il aura accès à d’autres plans d’évolution, que sur des plans d’évolution, des êtres, des êtres humains, mais très évolués, se servent des mots pour créer leur civilisation.
Un jour l’être humain découvrira que les Ovni dont vous parlez, les Ovni sont créés par le mental, les Ovnis ne sont pas conçus dans des usines avec des clous et puis des vis... Les Ovni sont des formes lumineuses, montées de toutes pièces par le mental de ces êtres et projetées dans le temps avec le pouvoir de la parole, donc il y a une relation directe entre les Ovni et la constitution électromagnétique et physico-chimique des êtres qui les composent, qui les habitent et qui voyagent avec eux, donc la différence entre un mot parlé par un être qui n’a pas de conscience suprême, c’est-à-dire par un être qui n’a pas de conscience où il a le pouvoir de l’énergie sur la matière, et les Ovni, est presque discutable.

Un Ovni c’est un mot parlé, mais très, très complexe, alors si l’être humain aujourd’hui sur notre planète était conscient, c’est-à-dire que s’il avait la capacité de transférer dans une forme, l’énergie de son esprit, il créerait des mots qui automatiquement débloqueraient sa civilisation, il créerait des mots qui automatiquement détruiraient les formes qui nuisent à son évolution, il créerait des mots qui seraient de Feu, autrement dit il créerait des chocs, il détruirait sa civilisation et il en créerait une autre, mais ce sont seulement les initiés qui ont le pouvoir de créer ces formes, ces mots, pour détruire des civilisations et pour en créer d’autres.
Mais il viendra un temps dans l’évolution de l’être humain, où il viendra en contact avec des êtres, qui sont des êtres humains, mais d’une autre dimension, qui ont le pouvoir des mots, et ces êtres viendront en contact avec l’être humain, et lorsqu’ils lui parleront, ils créeront dans le mental de l’être humain une énergie tellement puissante que si l’être humain est capable d’absorber cette énergie, il aura le transfert du pouvoir des mots, et l’être humain ensuite pourra commencer à créer une nouvelle civilisation.
Donc les mots sont extrêmement importants dans la Vie, c’est-à-dire que les mots sont très importants là où il y a de la Vie dans l’humain, mais dans l’humain il n’y a pas de Vie !
Il y a simplement de l’existence, donc les mots sont sans importance, et l’être humain met beaucoup d’importance dans des mots qui n’ont pas d’importance, donc l’être humain est totalement sans importance vis-à-vis des mots, et il croit avoir de l’importance vis-à-vis de ces mots, donc il devient orgueilleux par ces mots.

Richard Glenn :
Vous nous dites que nous sommes dans la période d’involution, et que bientôt avec l’évolution, on retrouvera le contact et la valeur des mots, mais quand on reçoit dans les traditions ésotériques très, très, très anciennes comme pour la langue hébraïque, l’utilisation de mots de pouvoir dont les fondements sont de Feu, se pourrait-il qu’avant cette période d’involution qu’on a subie et qu’on achève de subir, il y a eu une autre période précédente, qui était, elle, d’évolution, et qui avait laissé sur la Terre une langue avec des mots de pouvoir qui ont été perdu lors de l’histoire de la Tour de Babel comme on l’a appelé dans la Bible ?

Bernard de Montréal :
Les traditions hébraïques, les traditions de la kabbale, les traditions où les mots avaient une grande importance dans l’involution, dans la construction, dans l’architecture, dans le déplacement des objets, dans les rites ésotériques ou occultes, faisaient partie de la relation entre l’être humain et l’esprit, pourquoi les mots que nous retrouvons dans la kabbale aujourd’hui n’ont plus de pouvoir ?
Parce que les mots… les hommes n’ont plus de conscience. Vous pouvez donner un mot, un mot qui a une consonance vibratoire à un être humain inconscient, il ne pourra rien faire avec, parce qu’il n’a pas la vibration, il n’a pas le contact de l’esprit, c’est-à-dire qu’il n’a pas accès à l’énergie fondamentale de son être pour faire vibrer la forme de son mot et le rendre magique.
Donc c’est pourquoi on dit que la kabbale, et toutes ses anciennes sciences hermétiques, n’ont plus aujourd’hui de pouvoir que pour un très, très petit nombre d’humains et je vais encore plus loin que ça, je vais même à dire qu’aujourd’hui, la kabbale n’a plus de pouvoir sur la Terre !
Parce qu’il n’y a plus d’êtres humains sur la Terre qui ont la vibration, c’est-à-dire qui ont la conscience, c’est-à-dire qui sont dans le pouvoir de l’énergie, pour faire surgir des lettres, la conscience magnifique de la Lumière qui se cache à l’intérieur de cette forme, donc la Kabbale est devenue une philosophie, c’est devenu de l’ésotérisme et c’est devenu une science intéressante qui mystifie l’intellect de l’être humain, parce que l’Ego veut toujours retourner à la Source, l’Ego veut toujours retrouver la magie, c’est-à-dire le pouvoir de la Lumière, l’Ego recherche parce que l’Ego a conscience, il a une certaine mémoire que ceci a déjà existé dans le passé, donc l’Ego est fasciné par la magie, il est fasciné par le pouvoir, mais l’Ego ne peut pas retrouver cette magie et ce pouvoir, il ne peut qu’étudier la philosophie des mots, la philosophie de ces systèmes et devenir automatiquement ésotériste.

Richard Glenn :
Ces mots de pouvoir, qui existaient et qui existeront, nous mettent en relation avec qui ? Ou avec quoi ?

Bernard de Montréal :
Ça dépend, il y a des mots de pouvoir qui nous mettent en relation avec le Plan Astral inférieur, donc qui nous mettent en relation avec la magie noire, et aujourd’hui dans le monde, la plus grande majorité des êtres humains qui travaillent ou qui essaient de faire vibrer la forme des mots, sont obligés de se servir de leur écran mental, donc ils sont obligés de travailler avec des êtres qui sont sur certains plans, donc ils sont obligés d’être assujettis à une forme de domination, parce qu’il faut être très, très intelligent pour connaître l’origine, le testament, la valeur, le mandat des êtres avec lesquels nous communiquons sur les autres plans, il ne faut pas que l’on puisse mentir à l’être humain et sur ces plans, il est très facile à ces êtres de se manifester d’une façon très lumineuse, de se manifester d’une façon très belle, très grande, et de cacher derrière eux des liens avec la magie noire de l’Atlantide, avec la magie noire pharaonique, avec la magie noire tibétaine, avec la magie noire maya, olmèque, toltèque, péruvienne, il y a des liens avec la magie noire aujourd’hui, que même les humains avec les meilleures intentions au monde ne peuvent même pas voir !
Donc pour travailler avec ces mots, pour faire vibrer ces formes, il faut être très intelligent c’est-à-dire qu’il faut être totalement centrique, c’est-à-dire qu’il faut être totalement non influençable, c’est-à-dire être capable de manipuler l’intelligence de ceux qui se servent des mots pour établir un lien télépathique avec nous, sur le plan matériel. Donc, pour qu’un être humain ne soit pas affecté par des conditions de magie qui peuvent aller très loin dans le karma de l’humanité, il faut que l’humain soit - lorsqu’il est sur le plan matériel - toujours en contrôle de ceux qui veillent à exécuter au travers de lui le pouvoir de l’énergie.
Parce que c’est une illusion de l’humain qu’il ait besoin d’un entrejeu, qu’il ait besoin d’un pont, l’être humain n’a pas besoin d’un pont, il n’a pas besoin d’un maître pour manipuler l’énergie, si l’être humain a un maître pour manipuler l’énergie, il se peut très facilement que ce maître-là manipule, fasse passer l’énergie à travers l’être humain, pour la canalisation de certaines forces, mais l’être humain devient un outil de ce maître-là et peut-être que ce maître-là travaille pour des forces qui sont anti-humaine, et l’humain ne peut pas le savoir parce que l’humain n’a pas l’Intelligence, l’humain n’est pas dans son Intelligence, vous savez… être dans son Intelligence, cela ne veut pas dire être intelligent comme l’être humain pense être intelligent, de l’Intelligence, comme nous le voyons, nous, sur la Terre aujourd’hui, cela ne fait pas partie de l’involution, l’Intelligence cela fait partie de l’évolution qui vient, donc l’être humain n’a aucune idée de ce qu’est de l’Intelligence, nous savons ce qu’est de l’intellect, nous savons un aspect de l’Intelligence, mais nous ne savons pas ce qu’est de l’Intelligence, parce que cela fait partie du nouveau cycle d’évolution qui vient.
Donc, l’être humain ne connaissant pas et ne sachant pas absolument ce qu’est de l’Intelligence, il vit une sorte d’intelligence qui peut être facilement manipulée par des plans, par des êtres, qui sont sur d’autres plans, et qui se servent à volonté et volontiers, de certains systèmes alchimiques, ésotériques, hermétiques, comme la Kabbale ou d’autres sciences, pourquoi ?

Pour maintenir l’être humain dans l’ignorance du pouvoir, pour maintenir l’être humain dans l’ignorance de l’Intelligence, et pour lui faire croire que le pouvoir vient des autres plans, lorsqu’en fait le pouvoir ne vient pas des plans, le pouvoir vient de la conscience atomique de l’être humain sur le plan mental, sur le plan astral, sur le plan vital et sur le plan physique, c’est une composante totale.
Le pouvoir il est dans l’être humain ! Et c’est ce pouvoir qui fait vibrer l’être humain sur ses plans et c’est ce pouvoir qui est, et que nous connaîtrons au cours des siècles qui viennent, comme étant l’Intelligence.
Autrement dit, l’Intelligence c’est le pouvoir, la manifestation de l’Intelligence à travers la forme c’est le mot, le mot c’est le soutien de l’Intelligence de l’esprit pour permettre à l’être humain sur le plan mental, d’avoir une communication psychologique avec l’esprit, et un jour l’être humain n’aura plus de communication psychologique avec l’esprit, parce que l’être humain sera simplement vibratoire, et à ce moment-là, l’être humain sera automatiquement un initié, il sera automatiquement au dessus des plans qui veulent communiquer avec lui, il sera automatiquement sur un même pied d’égalité et dans une même concentration de forces avec ce que vous appelez les extraterrestres, donc l’être humain sera à nouveau dans la Lumière, il sera Lumière et il n’aura plus de maître, donc il n’y aura plus au dessus de lui de tombeaux, c’est-à-dire qu’il n’y aura plus au-dessus de lui de mémoire, il n’y aura plus de religion, il n’y aura plus de philosophie, il n’y aura plus d’hermétisme, il n’y aura plus d’ésotérisme il n’y aura simplement qu’une énergie, et cette énergie manifestée à travers le mot qui deviendra automatiquement le sens de l’Intelligence à travers la forme, sera la manifestation sur la Terre d’une science, qu’on appellera dans ce temps là, une science Universelle ou une science Cosmique ou la science de l’atome, ou la science de la Conscience.

Richard Glenn :
Comment acquérir cette conscience atomique ?

Bernard de Montréal :
La conscience atomique fait partie de l’évolution de l’être humain, il y a des humains sur la Terre qui sont prêts pour cette évolution, et ces humains, qu’ils soient de n’importe quel pays ont la vibration, ils ont la vibration dans le mental, qui leur permet de faire connexion, de vivre la connexion avec cette énergie, et automatiquement ils sont amenés au cours de leur vie à cette fusion et à cette connexion et à cette réalisation et/ou à la découverte de cette centricité d’Intelligence, où le développement de l’atome mental est total et où éventuellement ils passent d’un état de conscience à un autre état de conscience.

Richard Glenn :
Les gens qui vont aux séminaires de Bernard, est-ce qu’ils atteignent cet état de conscience atomique ?

Bernard de Montréal :
Non ! Non…
Les séminaires que je donne sont un support psychologique pour ma vie matérielle, dans un monde matériel où je dois établir des relations matérielles avec des gens, pour canaliser un peu de cette Intelligence-là.
Il y a parmi ces séminaristes, ces gens qui viennent, des êtres qui ont déjà la vibration, mais ces êtres qui ont déjà la vibration ne sont pas nécessairement des êtres privilégiés, ce sont des êtres comme tant d’autres dans le monde, dans différents pays, qui ont la vibration, et ceux qui ont la vibration vont et comprennent ce processus, cette phénomalisation de l’énergie, et ceux qui n’ont pas la vibration ont la sensibilité, et déjà la sensibilité leur permettra de mieux comprendre leur vie, mais ce n’est pas parce que les gens viennent dans mes séminaires que ces gens-là vont nécessairement connaître ce dont je parle, il y a des gens qui connaîtront ce dont je parle, et déjà ceux qui connaîtront ce dont je parle savent qu’ils connaîtront ce dont je parle, donc je ne leur dis rien de neuf, déjà ils le savent depuis qu’ils sont jeunes, seulement il y a à travers ce séminaire une confirmation de ce qu’ils savent, donc il y a accélération en eux, de cette prise de conscience.
Mais le séminaire ce n’est qu’un accident, ce n’est qu’un accident dans la vie de l’être humain, dans la vie d’une province ou d’un pays, un accident voulu, un accident qui convient à un plan mondial, et il ne faut pas prendre le séminaire pour quelque chose d’absolu, comme quelque chose d’essentiel, parce que ce serait une illusion, et les gens qui se feraient prendre dans cette illusion, seraient obligés un jour, d’en découvrir l’illusion.

Richard Glenn :
Voulez-vous dire que c’est comme une école ?

Bernard de Montréal :
C’est comme une école… c’est comme une école… c’est comme une école ,c’est une nouvelle sorte d’école ! C’est une école qui n’est pas philosophique, qui n’est pas psychologique, c’est une école qui est vibratoire.
Donc c’est comme une école, mais la raison pour laquelle je ne dis pas que c’est une école, c’est parce que si je dis que c’est une école, il y aura des gens qui voudront venir à l’école…
Donc si je ne parle pas d’école, à ce moment-là il n’y a pas de gens qui essaient de se casser la tête parce que dans le monde aujourd’hui, il y a énormément de gens qui cherchent, et si on leur dit :
« Ah ! Il y a une école là-bas ! » Ils vont foutre de côté leur école pour aller à mon école, donc ce n’est pas bon. Alors c’est pour ça que je ne dis pas que c’est une école, mais effectivement, là où il y a une instruction, il y a un centre de mentation différent, il y a une centre de mentation qui a une certaine exclusivité dans ce sens que ce centre de mentation a une certaine personnalité ou une certaine pré-personnalité, donc il y a un cadre.
Mais ce n’est pas une école dans le sens des écoles ésotériques de la 5ème Race, c’est une école qui manifeste beaucoup plus la direction et l’orientation future de l’être humain au cours de l’évolution, et ceux qui font partie de cette école ou qui sont dans cette école, en découvrent les structures psychiques, les structures vibratoires, au fur et à mesure qu’ils en souffrent les conditions.

Richard Glenn :
Est-ce que cela peut aller jusqu’à changer leur mode opératoire de pensée ?

Bernard de Montréal :
Oh mais effectivement ! Eventuellement ceux qui vivront le contact avec cette énergie pendant des années, perdront totalement la mémoire subjective. C’est inévitable parce que cela fait partie de la relocation du centre d’énergie mentale sur un plan supérieur, un être humain qui a une conscience totale, qui a une conscience télépathique avec les plans, n’a plus besoin de mémoire !
C’est absolument ridicule d’avoir de la mémoire ! Ceci ne veut pas dire que nous n’avons pas de mémoire… ceci veut dire que l’Ego ne peut pas se servir de sa mémoire subjective à volonté.
Donc éventuellement il y a une disconnection, au niveau de la faculté naturelle de l’intellect de se servir de la mémoire égoïque de l’humain qui est subjective, qui est conditionnée par l’émotion, qui est conditionnée par le mental inférieur, pour vivre une autre mémoire, qui est le produit de l’instantanéité, qui est le produit de la relation instantanée entre l’énergie et le mental de l’être humain, et c’est cette énergie qui devient le centre, le soutien de l’Intelligence nouvelle de l’humanité, et on s’habitue petit à petit, éventuellement lorsqu’on n’a plus de mémoire au début c’est fatiguant, mais après un certain nombre d’années on s’habitue et éventuellement le rapport entre le mental supérieur et le mental de l’être humain est tellement instantané qu’on ne souffre plus de ne plus avoir de mémoire, mais par contre on a une autre intelligence, on a une différente intelligence, on a une ntelligence qui n’est pas égocentrique, on a une intelligence qui est centrique, c’est-à-dire une intelligence qui ne naît pas de l’Ego mais qui passe à travers lui, et qui fait éclater en lui les formes qui retardent son évolution à cause de l’émotion, de sa mémoire, de ses pensées ainsi de suite, et qui l’amène éventuellement à une fusion.

Richard Glenn :
Cette nouvelle forme de pensée les amène à être en contact avec cette énergie dont vous nous parlez, vous nous avez déjà dit il y a quelques années, que lorsque l’énergie passe dans le tuyau, il ne faut pas que le tuyau fonde… Comment pouvez-vous être sûr que les gens qui vous suivent de près, ne risquent pas de fondre ?

Bernard de Montréal :
Il y a des gens qui fondent, il y en a qui fondent, mais je considère que sur le grand nombre qui sont venus il y en a très peu qui ont fondu (Rires dans la salle) et ça c’est déjà très bien, et d’ailleurs j’ai remarqué ce soir que justement un, il y en a peut-être deux, trois qui ont fondu et il y en a un ce soir qui avait fondu et qui est revenu, qui est dans la salle aujourd’hui, alors c’est très bien, c’est un signe que déjà il a repris contrôle de son mental, de son émotion et qu’il commence à se centrer dans son énergie, alors c’est très bien.
Il faut comprendre une chose, c’est que d’abord il faut me considérer moi, comme canal, je suis un canal. Alors si on me considère comme canal, et qu’on ne me prend pas à la lettre, et qu’on ne me prend pas au sérieux et qu’on ne me prend pas pour tel bonhomme ou tel bonhomme, à ce moment-là, l’énergie que je canalise - qui est une énergie créative - éventuellement cette énergie se reconnaît chez l’humain, l’être humain la reconnaît parce qu’il y a de l’Intelligence dans l’énergie créative, mais au début c’est difficile pour l’Ego de reconnaître l’Intelligence de l’énergie créative, parce que l’énergie créative ne fonctionne pas de la même façon que l’intellect, alors l’Intelligence créative ne fonctionne pas de la même façon que l’intellect, l’Intelligence créative peut très, très bien s’accommoder de la contradiction tandis que l’intellect ne peut pas, et ainsi de suite, mais elle s’accommode de contradictions pourquoi ? Parce qu’elle est obligée de détruire la polarité dans l’intellect et ainsi de suite, ça fait partie déjà de son travail, mais éventuellement les humains s’habituent à cette nouvelle sorte de conscience, à cette conscience neuve, et au cours des siècles qui viendront ça fera partie de l’évolution de l’être humain, ça fait partie de l’évolution, et l’être humain ne peut rien faire contre les Lois de cette Intelligence Créative, il les subit, la subit, la vit, peut en être même souffrant, peut en être même très souffrant, mais l’énergie elle est très grande, ça fait partie des Forces de Vie et les Forces de Vie ne détruisent pas l’être humain, mais ceci ne veut pas dire que les Forces de Vie sont faciles à absorber pour l’être humain.

Richard Glenn :
vous nous disiez tantôt, que la plupart des gens sur la Terre jasent, très, très, très peu parlent. Vous, Bernard de Montréal, considérez-vous que vous parlez ?

Bernard de Montréal :
Moi je parle ! Je ne jase pas.

Richard Glenn :
Donc on…

Bernard de Montréal :
Même quand j’ai l’impression ou que je donne… parce que souvent je me sers beaucoup des Lois d’impression pour faciliter le passage de certaines formes, il y a des choses que vous ne pouvez pas dire à l’humain d’une façon directe, vous le faites d’une autre façon, et même quand je fais… même quand je semble jaser, je parle. Donc je parle toujours, et il vient un moment dans la vie où la connexion entre le mental inférieur et le mental supérieur est tellement bien établi que l’être humain parle, et si l’être humain rencontre quelqu’un qui parle, il le sait.
Parce qu’un humain qui parle et qui rencontre quelqu’un qui parle, ils se rencontrent tous les deux et ils s’entendent très bien et il y a un échange d’énergie entre les deux, mais si un humain parle et qu’il est dans une communauté d’humains qui jasent, éventuellement il peut parler un peu pour créer des chocs, parce que quand on parle on crée toujours des chocs, quand on jase on s’amuse… mais quand il est dans une communauté d’humains, s’il parle il va créer des chocs et à un certain moment il doit se retirer pour ne pas créer trop de chocs, mais éventuellement il y a des gens de cette communauté qui commencent à parler, et là, les gens commencent à se reconnaître et les gens peuvent plus facilement parler ensemble, c’est très dur de parler… pour parler c’est très dur, c’est très long, et l’être humain sur la Terre ne parle pas, c’est une illusion de l’humain qu’il parle, il crée des formes au niveau de son Ego mais il ne parle pas, pour parler il ne faut pas créer de formes par l’Ego, il faut que la forme soit créée par l’esprit et que l’Ego la canalise.

Richard Glenn :
On nous dit qu’il y a des gens qui sont les dauphins de Bernard, qui sont comme les élèves ou… des gens qui sont capables de parler comme Bernard, endossez-vous ces dires ?

Bernard de Montréal :
S’il y a des gens qui sont capables de parler comme moi ?
Il y a certainement des gens qui ont… il y a certainement des gens qui ont la vibration de leur intelligence, et qui sont capables de parler dans un même mouvement parallèle que le mien.
Je sais qu’il y a des gens… bon, je pourrais prendre des gens, disons un de ces personnages et l’asseoir ici par exemple, et vous lui parlez au lieu que ce soit moi, et ce qu’il répondrait - c’est évident que la couleur des mots serait différente parce que la personnalité est différente et ainsi de suite, mais si nous éliminons ces aspects - la vibration serait la même ! Et c’est normal, puisque l’Intelligence est Universelle.

Richard Glenn :
Est-ce qu’on peut faire l’expérience ? Immédiatement, sur place ?

Bernard de Montréal :
Si on peut faire l’expérience ? Mais oui on peut faire l’expérience !
Mais je ne veux pas mettre des gens que je connais, dans une condition, dans une obligation, mais ce que je veux faire, je peux inviter ma femme… (Applaudissements dans la salle)

Richard Glenn :
On a dit au début de la soirée, que les gens habitués à Bernard savent que les formes sont des supports, et justement on ne joue pas sur les formes conventionnelles…

Bernard de Montréal :
Ma femme, elle est là ?

Richard Glenn :
J’espère que ça n’entraînera pas un divorce-là… (Réactions amusées dans la salle)

Bernard de Montréal :
Si cela entraînait un divorce, c’est parce qu’elle serait prisonnière de la forme…
Come on over! (Viens ici !) Il faut prendre conscience que c’est sa première apparition en public, donc il faut être tout de même… mais j’ai entièrement confiance ! Dans son Intelligence.
(La femme de Bernard de Montréal s’installe à leurs côtés, sous les applaudissements nourris du public)

La femme de Bernard de Montréal :
Je dois penser que j’ai entièrement confiance en moi pour venir ici, oui mais… hum… quelle forme !

Richard Glenn :
Vous êtes d’une forme très agréable… (Éclats de rire dans la salle)
Allons-y directement ! Est-ce que vous avez eu, ou subi le même choc que Bernard ?
L’initiation solaire.

La femme de Bernard de Montréal :
Non, pas du tout de la même façon, quand j’ai rencontré Bernard, je pense qu’il a fait à peu près le même travail avec moi qu’il fait avec les séminaristes, c’est une sorte d’enseignement.
Comme Bernard s’est exprimé ce soir, en disant que les personnes arrivent à découvrir une sorte de vibration, une nouvelle vibration, ils peuvent s’exprimer d’une façon plus juste, et leur mental enfin , la psychologie au niveau de leur mental change, se transforme, et c’est à ce niveau que je pense que tous les gens, les séminaristes ou même à mon niveau - je me situe aussi comme les séminaristes - on a un changement vibratoire qui se fait, puis un ajustement dans le mental qui est évident.

Richard Glenn :
Vous avez encore de la mémoire et vous pensez ?

La femme de Bernard de Montréal :
Je pense et je suis même contente de penser, parce que je dois même penser pour Bernard, très souvent… (Dit-elle en s’amusant, ce qui provoque des réactions amusées dans la salle)

Richard Glenn :
Jusqu’où pensez-vous que tout cela va vous mener, en tant que couple, ou en tant qu’individu autonome, dirons-nous.

La femme de Bernard de Montréal :
En tant qu’individu autonome, on en arrive à mieux se comprendre, à mieux comprendre les choses, parce que n’importe quelle personne qui cherche dans la vie, qui cherche à avoir des réponses, à toutes sortes de questions qu’elle se pose, à moment donné il faut arriver à les comprendre par soi-même, naturellement Bernard donne certaines indications pour essayer de mieux comprendre, mais on en arrive à trouver nos propres réponses, et c’est cela qui est important.
C’est important d’avoir une réponse en nous, et puis d’être certain que c’est la bonne réponse.

Richard Glenn :
C’est vous j’imagine, qui vous occupez le plus, de l’éducation de votre petite fille ?

La femme de Bernard de Montréal :
Pas nécessairement, non, c’est les deux, parce que les deux voient à la diriger dans la vie, ça prend une certaine discipline pour n’importe quel enfant, mais c’est tout les deux, oui.

Richard Glenn :
Par rapport au travail que Bernard fait avec des adultes lors des séminaires, comment concevez-vous que la transmission de la connaissance qu’il amène, doit être faite auprès des enfants ?
Est-ce que c’est quelque chose à commencer à ouvrir, la communication avec les enfants ?
Et de quelle façon-là vous le faites ? Parce que vous avez un enfant chez vous…

La femme de Bernard de Montréal :
Oui, surtout, c’est d’amener l’enfant à développer une certaine maturité, on pense que les enfants parce que ce sont des enfants doivent demeurer avec des esprits d’enfants, ce n’est pas du tout le cas !
Un enfant, on l’amène à comprendre certaines choses et à le laisser parler, le laisser découvrir, se découvrir soi-même, et on voit que ce n’est plus un enfant qu’on a devant nous, c’est… on dirait, un petit être humain, un petit être avec une certaine maturité même si on garde toujours le côté enfant, et puis aussi même s’il est enfant, il pense ! Et d’une façon très intelligente, aujourd’hui nos enfants avec tous les médias d’information, ce ne sont plus les enfants même du temps de nos parents ou même de nous-mêmes, il y a plusieurs années.

Richard Glenn :
La grande caractéristique de Bernard, c’est d’enlever les formes, mais l’enfant a besoin des formes pour se sécuriser.
Comment la petite peut réagir devant des éléments. Ou elle s’accroche à la forme ou alors elle se décroche de la forme ? Et comment peut-elle se sécuriser, si elle n’a plus la forme pour se sécuriser ?

La femme de Bernard de Montréal :
La forme… on parle de forme… de formes…

Richard Glenn :
L’école c’est une forme à laquelle elle est obligée de se soumettre le matin

La femme de Bernard de Montréal :
Elle est obligée de se soumettre, même si l’enfant a certaines dispositions pour telles ou telles choses, il s’agit de le diriger puis de l’entrer dans la forme dans laquelle il s’adapte le mieux, pour ma fille c’est le piano, ben la forme c’est une grosse forme, le piano, et puis on l’encourage dans cette forme-là,…. les formes… c’est tellement vaste…

Richard Glenn :
Ma dernière question, parce que vraiment c’est quand même pour vous une innovation ce soir, de paraître en public, et cela répondait bien à mes aspirations, mais une dernière question et ce sera la même que je poserai à Bernard tantôt, mais jusqu’où pensez-vous que toute cette aventure va vous mener ?

La femme de Bernard de Montréal :
Je ne dirais même pas que c’est une aventure, je qualifierai que c’est une façon de mieux comprendre les choses, quand on a un médium comme Bernard, une personne qui peut nous informer, et bien on s’ouvre, on s’ouvre à ce qui nous plaît, si une personne comme Bernard peut nous donner certaines indications comme d’autres peuvent nous les donner, on va où cela répond le mieux pour nous, mais où cela va nous mener, c’est nous qui décidons de la nourriture dont on a besoin, tant qu’on est nourri au niveau du mental on veut aller plus loin dans cette nourriture, on a toujours besoin de se nourrir mentalement, alors plus… si on parle d’une sorte de forme du mental, je dirais qu’on veut continuer à regarder cette sorte d’Intelligence en arrière de la forme, parce que l’Intelligence en arrière d’une forme c’est ce qui accroche, l’énergie de l’Intelligence, et c’est ça qui nous tient, et n’importe quelle personne qui à un moment donné déciderait de laisser totalement le contact avec Bernard, peut aller dans le monde et se sentir bien dans sa peau, alors je pense que c’est ce qui est important, c’est d’en arriver à ce point , dee vivre dans l’énergie de l’Intelligence, et ça, éventuellement la personne, peu importe si elle a voyagé, qu’importe, elle se sent sécure.

Richard Glenn :
Vous êtes revenue sur la théorie de Bernard, alors je vous repose une question, c’est : Quelle différence faites-vous entre l’intuition et l’Intelligence ?

La femme de Bernard de Montréal :
L’intuition c’est un mot qui ouvre à l’énergie de l’Intelligence, on intuite, on commence à sentir une sorte d’énergie, mais on dépasse l’intuition pour rentrer totalement dans cette grande énergie de l’Intelligence, que tout être est apte à développer.

Richard Glenn :
Merci Pierrette… de Montréal !

La femme de Bernard de Montréal :
Avec plaisir !
(La femme de Bernard de Montréal s’amuse de cette formulation, car Bernard de Montréal est un pseudo inventé par Richard Glenn, puis elle se lève et quitte sa place, sous les applaudissements de la salle, remplacée par Bernard de Montréal)

Richard Glenn :
Et Bernard de Montréal. La petite s’appelle ?

Bernard de Montréal :
La petite ?

Richard Glenn :
Oui !

Bernard de Montréal :
Christine

Richard Glenn :
De Montréal ? (La salle s’amuse)

Bernard de Montréal :
Ah ..Peut-être de Lorgueil… (Rires dans la salle)

Richard Glenn :
Mais Bernard…

Bernard de Montréal :
Vous savez, je veux… je veux simplement faire une petite parenthèse parce que c’est tellement important : On parle toujours de la forme… les philosophies orientales ont voulu démystifier la forme, ont voulu détruire la forme et ainsi de suite… Quand on s’attaque au problème de l’être humain, au problème de la mémoire - qui est un problème extraordinaire - quand on s’attaque au problème de la mémoire de l’humanité, on est obligé de parler de la forme, on est obligé de parler de la destruction de la forme, mais ça c’est une façon de parler, toutes les… la forme est essentielle dans le Cosmos et quand on parle de la destruction de la forme, on parle de la destruction de ces formes qui sont nuisibles à l’être humain, il y a des formes qui sont importantes, qui sont essentielles sur différents plans, alors quand on parle de la destruction de la forme, on parle de ces formes qui nuisent à l’être humain parce qu’elles puisent dans son énergie émotionnelle et mentale, elles sont faites d’émotions et de pensées subjectives, mais un être humain qui comprend ceci et qui commence à voir les formes comme elles sont, sans lien émotif, sans subjectivité, à ce moment-là, il commence à pénétrer dans l’énergie de l’Intelligence.

L’Intelligence pour qu’elle se manifeste, moi je parle avec vous, je suis obligé de créer une forme, des mots, bon ; mais la forme que l’on crée quand on est dans l’Intelligence, c’est une forme que l’on peut retirer, elle ne devient pas mémoire, c’est ça la différence, c’est pour ça que c’est absolument impossible de faire de la philosophie avec de l’Intelligence, parce que si on est dans l’Intelligence on perd la mémoire de la forme, on l’utilise et on la perd, si elle ne nous sert plus on la change pour autre chose. Donc l’Intelligence créative est toujours en mouvement dynamique, mais l’être humain lui, n’est pas habitué à ceci, si je parle en public on veut faire de ce que je dis une philosophie, il y a des gens qui sont venus me voir et qui m’ont demandé : « Pourquoi vous ne faites pas un Codex ? Pourquoi ne structurez-vous pas ce que vous dites ? ». Et si je faisais ceci, je ferais de la philosophie ! Donc je ferais exactement ce qui a été fait pour le bénéfice ésotérique de l’humanité pendant des siècles, mais nous sommes dans un nouveau cycle ! Donc ce n’est pas… je n’ai pas à faire ceci. Peut-être qu’un jour il y aura des gens qui prendront mon matériel, ma mémoire qui est très vaste, et qui feront… mais ils seront obligés de comprendre le jeu de la forme, et ne pas se faire prendre dans la forme et réaliser que la forme n’est simplement qu’une structure permettant à l’énergie d’être canalisée vers le mental et ainsi de suite, c’est ça qui est important au niveau de la forme.

Richard Glenn :
Comment vous, répondriez à la question : Quelle différence y a-t-il ou où situez-vous l’intuition et la connexion avec l’Intelligence ?

Bernard de Montréal :
L’intuition, c’est une façon à l’Intelligence de se manifester à travers la forme, mais en se servant toujours des insécurités de l’Ego, donc l’intuition n’est jamais 100% sûre, si l’intuition était 100% sûre ce serait de l’Intelligence ! Et pourquoi elle n’est pas 100% sûre ?
Pourquoi l’intuition n’est pas de l’Intelligence pure ? C’est parce qu’il y a dans cette énergie d’Intelligence de la coloration émotionnelle et mentale, c’est ça de l’intuition, de l’intuition c’est de l’intelligence plus ou moins colorée, mais qui est très, très différente aussi du rationalisme, donc l’intuition c’est beaucoup plus près de l’Intelligence Créative que le rationalisme, mais ce n’est pas encore de l’Intelligence Pure, c’est pour ça d’ailleurs que la science ne peut pas se fier sur l’intuition, que la science est obligée de se créer des structures pour mener à bien sa méthodologie, et on ne peut pas blâmer la science pour ceci, ça fait partie de sa façon, sa fonction, donc l’intuition c’est très bon, c’est très beau, ça fait partie de l’Intelligence, mais ce n’est pas encore de l’Intelligence pure, lorsque l’être humain sera dans l’Intelligence pure il n’y aura plus d’intuition.
Moi je ne suis pas intuitif, je suis dans l’énergie de cette Intelligence, donc je n’ai pas à être intuitif, lorsque j’étais jeune j’étais intuitif, parce que je n’étais pas dans cette énergie, donc l’intuition c’est une marche vers l’Intelligence, et heureusement que ça existe dans l’humanité, chez certains peuples ça existe plus que chez d’autres peuples parce qu’ils sont moins structurés, il y a moins de formes et ainsi de suite.

Richard Glenn :
Et la question que je posais à votre épouse tantôt, que vous avez d’ailleurs appelé ma femme, jusqu’où cette aventure va-t-elle vous mener ?

Bernard de Montréal :
Quelle ?

Richard Glenn :
Celle de votre incarnation présente.

Bernard de Montréal :
Où ça va me mener mon incarnation présente ?
(Amusements dans le public)
Vous voulez dire en relation avec mon épouse ?
Avec ma femme ou seul ?

Richard Glenn :
Les deux, commençons par celle qui vous plaît le plus…

Bernard de Montréal :
Celle qui vous plaît le plus vous, c’est quoi ?
(Amusements dans le public)

Richard Glenn :
Celle avec votre épouse…

Bernard de Montréal :
Bon, celle avec mon épouse.
Mon épouse est arrivée à un moment de sa vie où elle est dans son intelligence, où ça continue, elle est… elle prend conscience de son identité, autrement dit mon épouse est comme de nombreuses épouses, comme de nombreuses femmes, c’est de l’esprit dans de la matière, dans un corps de femme comme moi il y a de l’esprit dans un corps d’homme, et à un certain moment la dualité entre l’homme et la femme ne peut plus exister au niveau de la Conscience Cosmique, donc à un certain moment la relation est totalement sur un plan supérieur et l’époux ou l’épouse, ils doivent vivre leur vie d’une façon créative, il faut que mon épouse vive sa vie comme son esprit en a besoin, parce qu’il n’y a plus en elle de mécanisme subjectifs de la sentimentalité et de l’émotivité de la femme, de l’insécurité de la femme, de la subjectivité de la femme, donc mon épouse est sur le même pied d’égalité d’évolution que le mien, et elle doit faire sa vie et c’est l’énergie de son intelligence qui va l’amener à faire sa vie, et aujourd’hui elle est dans ce stage, dans cette période de vie où elle est prête à faire sa vie selon ce qu’elle veut, si elle veut continuer à vivre et à travailler dans mon entourage elle le fait, si elle a besoin demain matin d’aller en Californie, d’aller en Europe travailler pour faire un scénario de film elle le fait, elle est libre, elle est libre dans le sens de son intelligence, mais elle ne peut pas fédérer les liens avec ma personne comme moi je ne peux pas fédérer les liens avec elle, parce que ce sont des liens qui ont été créés par l’Intelligence et non pas par l’Ego.
Donc elle est totalement autonome, moi je suis autonome, quand on est ensemble on est bien ensemble, quand on est séparé, on est bien séparé.

Richard Glenn :
Et maintenant pour vous…

Bernard de Montréal :
Pour moi ça fait partie de ma vie, et il y a des dimensions de ma vie qui sont voilés, et qui doivent demeurer voilés, ma vie va loin, ma vie va très loin, et ma vie va encore plus loin que très loin !
(Rires dans la salle)

Richard Glenn :
Ce qui fait que vous êtes déjà au courant de l’aboutissement de toute cette aventure de votre incarnation présente…

Bernard de Montréal :
Mais oui, c’est normal !
Quand on est dans notre intelligence, on connaît son avenir, c’est quand on est en dehors de son intelligence qu’on ne connaît pas son avenir, connaître son avenir c’est aussi normal que connaître son passé, ça fait partie de l’Intelligence ! C’est dans l’Intelligence, c’est ça la mémoire.

Richard Glenn :
On sait qu’en 1984 vous cesserez toute apparition publique, et qu’en 1984 vous vous préparez à sortir un livre - vous en avez déjà parlé en public - la raison de l’arrêt ? et la teneur du livre…

Bernard de Montréal :
Mes activités vont changer, vous n’êtes pas un journaliste vous ?
Alors je me donne le droit de répondre ce que je veux.
Mais la raison de 84 elle est personnelle, au niveau de ma fatigue et ainsi de suite, parce que c’est très difficile pour moi de faire des séminaires, c’est une dépense d’énergie incroyable.
Et l’organe, mon organe qui en souffre le plus c’est le cardiaque, parce que la parole… d’ailleurs c’est sur que la parole, un être humain qui parle beaucoup ça affecte le cœur, mais en 84 je veux relaxer, je veux arrêter de faire des séminaires je veux diminuer et je vais aller dans une autre direction, comme là je suis en train de préparer une cassette monumentale sur l’homosexualité.

Pour la première fois dans l’histoire de l’être humain, l’homosexualité sera parfaitement expliquée à l’être humain, donc je vais lancer dans le public cette cassette, pas une cassette il y a 4 cassettes, même peut-être que je vais en faire 5 cassettes ou 6 cassettes, parce que je peux parler sans fin, donc je vais faire un… mais le type qui est homosexuel ou la femme qui est lesbienne ou… je vais même faire des cassettes pour les… comment on dit en français… les travestis, donc je vais… ces gens qui sont dans le monde aujourd’hui, et qui souffrent énormément, et qui n’ont pas accès à de l’information, parce qu’on n’ose pas ou qu’on ne connaît pas et ainsi de suite, ou parce que leur expérience est trop particulière pour être très bien comprise, parce qu’il n’y a pas suffisamment d’Intelligence encore sur le plan matériel, ces gens ont besoin de savoir ce qui se passe avec eux, donc je vais lancer ceci, çà ça fait encore partie…. et je veux commencer à me spécialiser dans certains domaines de la psychologie de l’être humain, expliquer en profondeur les mécanismes de telle chose, telle chose, et je commence par l’homosexualité parce que je connais énormément de personnes qui me sont très chères qui sont homosexuelles, et qui me sont très chères, des gens très, très bien, et ces gens ont besoin de recevoir de l’information par un être humain comme moi, autant que les gens qui sont "normaux" qui sont hétérosexuels et ainsi de suite - normaux entre parenthèses - et il faut absolument que ces gens-là aient une clé, l’homosexuel a besoin d’une clé parce qu’au XXIème siècle, l’homosexuel sera très, très important dans l’évolution - l’homosexuel qui aura pris conscience ! - et c’est la même chose pour les autres personnes, donc 84 je me prépare petit à petit, donc si un jour dans la presse vous voyez des annonces sur : « L’homosexualité par Bernard de Montréal » il ne faut pas vous surprendre, ça fera partie de ce nouveau mouvement que je veux commencer, et instaurer en Amérique, en Europe et au Canada.
Je veux absolument que tout le monde sache, comprenne, qu’est-ce que c’est, une fois pour toutes ! Au dessus de toutes les philosophies, de toutes les religions, et au dessus de toutes les théories : Qu’est-ce que c’est l’homosexualité, et laissez moi vous dire que je la comprends, je la connais très bien.

Richard Glenn :
Où situez-vous la morale par rapport à cette démarche ?

Bernard de Montréal :
La morale ? Par rapport à la démarche comme dans le cas de ces traités que je veux faire sur l’homosexualité ?
Pour moi la morale c’est une condition psychologique qui permet à l’être humain de bien se servir de son intelligence pour le bénéfice d’autrui.
C’est ça de la morale.
Donc un être humain qui se sert bien de son intelligence pour le bénéfice d’autrui, est automatiquement moral, donc je suis très moral quand j’enseigne ou j’explique ou je donne une instruction à une communauté homosexuelle mondiale, qui est en très grand nombre dans tous les paliers de la société, jusque dans les plus hautes sphères de la politique, afin de rassurer ces gens-là et de leur faire bien comprendre, au niveau de leur esprit :
- Pourquoi ils sont homosexuels
- D’où vient cette homosexualité
- Quels en sont les rites ésotériques et les conditions occultes mêmes, liés à l’Atlantide.
Donc c’est très moral.
Aussitôt qu’un être humain explique à l’être humain, se sert de son intelligence pour donner du support à l’humain, de la paix à l’humain, de la compréhension à l’humain, c’est un acte moral, donc je suis un homme moral, même si je parle d’un sujet qui souvent, est considéré amoral.

Richard Glenn :
Pourquoi parlez-vous encore de cassettes, plutôt que d’écrire un livre ?

Bernard de Montréal :
Parce que, je vais écrire des livres, mais c’est beaucoup plus facile pour moi de faire des cassettes, parce que cela va très vite, je peux parler… je peux faire… si j’écris c’est long, c’est très long et il faudrait que quelqu’un le fasse et je n’ai pas la mécanicité, le doigté, c’est très fatiguant pour moi d’écrire, mais parler, pour moi c’est très facile, donc, si vous me mettez un micro, vous me demandez quelque chose et je parle, et je parle, et je parle, donc c’est facile, donc il y en a plus, il n’y a plus de mémoire, c’est moins une perte d’énergie, donc c’est plus intelligent.

Richard Glenn :
Dans la deuxième partie de la soirée…

Bernard de Montréal :
(Coupant la parole)
Il y a un autre fait aussi : C’est que dans la cassette, les gens entendent ma parole, ils entendent… déjà la voix ! Il y a une vibration, tandis que dans le mot, l’Ego va lire et l’Ego va interpréter….quand l’Ego lit un livre… ce n’est pas quand il lit-parce que quand on écoute mes cassettes on perd la mémoire temporairement, il y a une perte de mémoire ! Parce que quand je parle dans une cassette, je ne parle pas à l’intellect, donc l’Ego ne peut pas suivre… c’est l’Intelligence qui suit, je force l’Ego à ne pas suivre dans une cassette, tandis que dans un livre je n’ai pas de pouvoir à ce niveau-là, donc l’Ego se fait tout… fait son travail naturellement.

Richard Glenn :
Etant donné que le sujet est lancé, vous en avez trop peu ou trop dit sur le sujet, est-ce que l’on pourrait consacrer la deuxième heure de la soirée à parler sexualité, avec Bernard de Montréal ?

Bernard de Montréal :
Mais oui, mais oui…oui.
(Applaudissements de la salle)

Richard Glenn :
Et comme ce n’était pas prévu, mais pour m’aider aussi peut-être, au cours de la pause, je demanderai aux gens qui auraient des questions très pertinentes mais très courtes de les écrire sur un papier et de les laisser à l’avant de la scène, je me ferais votre porte-parole pour la deuxième partie de la soirée, soyez très radicaux dans le type de questions que vous êtes prêts à avoir, pas à l’eau de rose s’il-vous plaît.
(La salle commence déjà à se lever…)
Alors il nous reste encore quand même 7 minutes…
On se retrouve à 10 heures précisément

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